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Maysaa vit dans un camp de fortune de Gaza-ville avec ses 5 enfants, exposés au froid et aux intempéries hivernales. Gaza-Ville. Novembre 2025 © UNICEF/UNI901367/Nateel
Maysaa vit dans un camp de fortune de Gaza-ville avec ses 5 enfants, exposés au froid et aux intempéries hivernales. Gaza-Ville. Novembre 2025 © UNICEF/UNI901367/Nateel

Gaza : plus de 100 enfants tués depuis le cessez-le-feu

Gaza-ville/ Genève, le 13 janvier 2026 – « Plus de 100 enfants ont été tués à Gaza depuis le cessez-le-feu début octobre. Cela représente environ un enfant tué chaque jour. Pendant un cessez-le-feu.

La vie à Gaza est toujours insupportable. La survie reste conditionnelle. Les bombardements et les tirs ont ralenti pendant le cessez-le-feu, mais ils n’ont pas cessé.

Ce que l’on appelle aujourd’hui « le calme » constituerait une situation de crise n’importe où ailleurs. Malheureusement, le cessez-le-feu a eu un effet inattendu : les enfants palestiniens de Gaza ont disparu de l’actualité médiatique.

Depuis le cessez-le-feu, l’UNICEF a recensé les décès d’au moins 60 garçons et 40 filles, tués dans la bande de Gaza. Mais ce chiffre, 100 victimes infantiles, ne reflète que les incidents pour lesquels suffisamment de preuves ont été fournies pour être enregistrés. Le nombre réel d’enfants palestiniens tués est probablement plus élevé. Des centaines d’enfants ont par ailleurs été blessés.

Il y a quelques jours, j’ai rencontré l’une de ces victimes, Abid Al Rahman, âgé de neuf ans. Il ramassait du bois avec ses amis à Khan Younis lorsqu’une frappe aérienne l’a touché. Un éclat d’obus lui a transpercé l’œil, et ce morceau de métal y est encore logé.

Parallèlement, alors que les frappes se poursuivent, de nombreuses restrictions strictes restent en vigueur sur une large gamme de produits de première nécessité, qu’il s’agisse de fournitures médicales essentielles, de gaz de cuisine, de carburant ou de pièces détachées pour les systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement indispensables à la survie.

Il convient de noter que le cessez-le-feu a permis de réels progrès dans certains domaines :

  • Dans le domaine de la santé, l’UNICEF et ses partenaires ont pu élargir l’accès aux soins de santé primaires, notamment à la vaccination, en particulier dans le nord du territoire – jusque-là totalement privé services, alors que les populations tentent de regagner leurs lieux de vie.
  • En matière d’hygiène et d’assainissement, l’UNICEF mobilise l’ensemble des moyens disponibles – des ânes aux bulldozers – et parvient à retirer chaque mois près de mille tonnes de déchets solides.
  • Face aux conditions météorologiques particulièrement difficiles observées récemment à Gaza, marquées par de fortes pluies et un froid intense, les préparatifs hivernaux menés par l’UNICEF ont permis la distribution de près d’un million de couvertures thermiques ainsi que de centaines de milliers de kits de vêtements d’hiver destinés aux enfants.
  • Des réparations urgentes et vitales ont également été réalisées sur les canalisations d’eau, les stations de pompage et les réseaux d’assainissement, en s’appuyant largement sur l’ingéniosité et les compétences locales palestiniennes, face aux restrictions persistantes sur l’entrée de pièces de rechange dans le territoire.
  • Enfin, dans le domaine de la nutrition, plus de 70 centres nutritionnels supplémentaires ont été ouverts à travers Gaza, contribuant à un recul de la famine.

Pour autant, même ces progrès, aussi nécessaires soient-ils, restent modestes au regard de l’ampleur des besoins. Deux années de conflit ont rendu la vie des enfants de Gaza extrêmement éprouvante. Beaucoup vivent toujours dans la peur, tandis que leurs traumatismes psychologiques demeurent largement non pris en charge, s’aggravant et s’ancrant dans la durée.

Un cessez-le-feu qui limite les bombardements constitue une avancée, mais un cessez-le-feu sous lequel des enfants continuent de mourir n’est pas suffisant. Cela appelle à une mise en œuvre effective, à un accès humanitaire sans entrave et à une véritable responsabilisation.

Il est désormais impératif de transformer la baisse de la violence en une sécurité réelle : ouvrir pleinement l’accès à l’aide humanitaire, augmenter massivement les évacuations médicales et faire de ce moment celui où les enfants de Gaza cessent enfin d’être les premières victimes du conflit.« 

C’est le moment de transformer la réduction des violences en réelle sécurité : permettre l’accès à l’aide humanitaire, augmenter massivement les évacuations médicales et saisir cette occasion pour mettre véritablement fin au massacre des enfants à Gaza. »