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L'Observatoire des droits de l'enfant

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Analyses et chiffres clés de l’Observatoire – Santé Mentale

Observatoire des droits de l'enfant UNICEF

Analyse et chiffres clés sur la santé mentale

Indicateur 1 : Score de niveau de bien-être et qualité de vie en lien avec la santé déclarée par les enfants de 6 à 11 ans

Donnée : 71,0 / 100
Source : https://enabee.fr/wp-content/uploads/2024/01/2023_LPS_enabee_corr.pdf
Année : 2024

En 2022, l’étude ENABEE, lancée par Santé publique France avec l’appui des ministères chargés de la Santé et de l’Education nationale et des acteurs agissant auprès des enfants et des jeunes a permis de produire des indicateurs sur le bien-être et la santé mentale des enfants de 3 à 11 ans en France. Dans le cadre de cette étude, les enfants ont évalué leur niveau de bien-être et de qualité de vie à 71/100, ce qui, sans être dramatique, n’est pas significativement élevé.

L’enquête nationale EnCLASS, déployée la même année, a été menée auprès de 9 337 élèves du secondaire (11-18 ans). Si la grande majorité des élèves interrogés expriment une satisfaction vis-à-vis de leur vie actuelle et se perçoivent en bonne santé, seule la moitié des élèves présentent un bon niveau de bien-être mental. On observe une part non négligeable de jeunes présentant un risque de dépression et déclarant un sentiment de solitude, des plaintes psychologiques et/ou somatiques ou des pensées suicidaires.

L’étude montre que les collégiens et les lycéens ont connu une nette dégradation de leur santé mentale entre 2018 et 2022. Cette dégradation est plus marquée chez les jeunes filles et creuse l’écart filles-garçons déjà observé auparavant dans les précédentes études EnCLASS. Quel que soit le niveau de scolarité, les garçons sont plus nombreux que les filles à penser être en bonne santé et à être satisfaits de leur vie actuelle.

Indicateur 2 : Part des enfants de 11, 13 et 15 ans subissant du harcèlement à l’école en France

Donnée : 11%
Source : https://www.who.int/europe/initiatives/health-behaviour-in-school-aged-children-%28hbsc%29-study
Année : 2021-2022

L’indicateur mesurant la part des enfants de 11, 13 et 15 ans ayant déclaré être victimes de harcèlement à l’école donne un aperçu essentiel de la prévalence du harcèlement entre pairs au sein du système éducatif. D’après les résultats les plus récents de l’étude internationale HBSC, environ 11 % des adolescents de ces âges se déclarent victimes de harcèlement scolaire, ce qui signifie qu’à peu près un enfant sur dix a vécu des situations d’intimidation répétée par ses camarades.

Ce chiffre constitue une mesure directe de l’expérience des élèves : il s’agit de jeunes qui reconnaissent avoir été intimidés ou maltraités par leurs pairs dans le contexte scolaire. À la fois indicateur de conditions sociales et de climat scolaire, cette proportion reflète des difficultés persistantes dans les relations entre élèves, malgré les politiques de lutte contre le harcèlement mises en place dans les établissements.

Cet indicateur doit être interprété comme un signal d’alerte sociétal : même si une large majorité d’enfants ne signale pas de harcèlement, la présence d’une proportion constante d’élèves victimes montre qu’il reste un enjeu de santé publique et d’éducation majeure. Un niveau de 11 % appelle à des actions soutenues pour améliorer les milieux scolaires, renforcer les dispositifs de détection et d’accompagnement, et promouvoir des compétences sociales favorisant des relations non violentes entre pairs.

Indicateur 3 : Part des enfants présentant un trouble probable de santé mentale

Donnée : 13%
Source : https://enabee.fr/wp-content/uploads/2024/01/2023_LPS_enabee_corr.pdf
Année : 2023

En 2022, Santé publique France, avec l’appui des ministères chargés de la Santé et de l’Education nationale et des acteurs agissant auprès des enfants et des jeunes, a réalisé l’étude ENABEE qui vise à produire des indicateurs sur le bien-être et la santé mentale des enfants de 3 à 11 ans, en France hexagonale.

Les données de l’étude ont été obtenues en croisant les informations émanant de trois sources : les parents, les enseignants et les enfants. Les premières données de cette étude montrent que 13% des enfants en élémentaire présentent un trouble probable de santé mentale : trouble émotionnel probable, trouble oppositionnel probable ou trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité probable.

Ce taux de prévalence est du même ordre de grandeur que ceux observés dans d’autres pays en Europe sur la même tranche d’âge en 2010 et 2017.

Indicateur 4 : Nombre annuel moyen de passages aux urgences et part d’activité (‰) pour idées et geste suicidaire chez les 11-17 ans

Donnée : 77 
Source : https://www.santepubliquefrance.fr/recherche/#search=Sant%C3%A9%20mentale%20et%20COVID-19%20:%20conduites%20suicidaires%20f%C3%A9vrier%202023
Année : 2023

Depuis quelques années, Santé publique France alerte sur le fait que les mineurs sont davantage touchés par des idées suicidaires et des gestes auto infligés. La crise du Covid-19 a exacerbé ce risque et la détérioration de la santé mentale des enfants et des jeunes aboutit à de nombreuses tentatives de suicide. Les chiffres ici présentés mettent en avant cette augmentation, mais aussi les variations territoriales. Les enfants et jeunes de certains départements sont effectivement plus touchés par ce phénomène, comme en Guyane, à la Réunion, ou encore en Grand-Est. Cette tendance s’observe aussi

concernant les idées suicidaires : les enfants et adolescents y sont davantage en proie depuis la crise du Covid-19, les taux ayant augmenté de plusieurs points, et notamment dans certains territoires. Les enfants et adolescents de la Réunion sont particulièrement touchés.

Chaque année, le suicide est responsable de la mort de plus de 400 adolescents en France, ce qui en fait la 2e cause de mortalité pour cette tranche d’âge. L’adolescence constitue l’âge de la vie pour lequel les tentatives de suicide sont les plus fréquentes.

Le suicide est un phénomène complexe qui résulte de l’interaction de nombreux facteurs : des déterminants biologiques, psychologiques, sociaux mais aussi environnementaux, qui sont de mieux en mieux connus. Parmi les principaux facteurs de risque figurent les troubles psychiques, les antécédents familiaux, l’appartenance à un groupe vulnérable, la précarité des conditions de vie, l’isolement, l’exposition à des violences, etc. Les idées suicidaires et des antécédents personnels de comportement suicidaire comptent également parmi les facteurs de risque les plus importants.

Pour répondre à cet enjeu, il existe en France une Stratégie nationale de prévention du suicide, intégrant des dispositifs de réduction des risques sur tout le territoire. En ce sens, en septembre 2023, le dispositif de prévention « VigilanS » était déployé dans 17 régions, dont 4 régions d’Outre-mer, et 96 départements. L’évaluation de ce dispositif par Santé publique France en 2023 a montré que le risque de réitération suicidaire était réduit de près de 40% pour les patients inclus dans VigilanS comparativement à un groupe de patients non inclus dans ce dispositif. Ces travaux se poursuivent et ils méritent d’intégrer une approche encore plus ciblée sur les publics les plus à risque, notamment les filles, qui sont surreprésentées dans les urgences pédopsychiatriques pour gestes auto infligés.

Indicateur 5 : Part d’enfants qui ont été cyberharcelés au moins 1-2 fois ces derniers mois

Donnée : 15 % 
Source :  https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Publications-et-infographies/Interstats-Analyse/Les-infractions-liees-au-numerique-enregistrees-par-la-police-et-la-gendarmerie-de-2016-a-2023-Panorama-d-une-criminalite-heterogene-Interstats-Analyse-n-67
Année : 2023