Contre l’excision et les mutilations génitales, une mobilisation collective !

Publié le 02 février 2015 | Modifié le 01 mars 2016

Le 6 février, c’est la journée internationale contre les mutilations génitales et l’occasion de dénoncer ces pratiques aux conséquences dramatiques sur la santé des jeunes filles et femmes. 125 millions de femmes ont été victimes de mutilations et 30 millions de filles risquent d’en être au cours des dix prochaines années. Partout dans le monde, L’UNICEF travaille à l’éradication de ces pratiques.

Inde, Égypte, Éthiopie, Burkina Faso, Mali, Mauritanie… Dans une majorité de pays concernés par la pratique des mutilations génitales féminines, la tendance est à la baisse comme le souligne le dernier rapport de l’UNICEF. C’est déjà un progrès.
L’UNICEF travaille à l’éradication de ces actes qui représentent un réel danger pour la santé des jeunes filles mais la tâche reste encore immense au vu de ces chiffres :

  • 125 millions de filles et de femmes actuellement en vie dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient ont subi une forme de mutilations génitales (soit 90 % des femmes excisées dans le monde)
  • 30 millions d’autres filles risquent d’en être victimes au cours des dix prochaines années

La journée Internationale de lutte contre les mutilations génitales du 6 février est donc l'occasion de sensibiliser et alerter le grand public sur ces pratiques dangereuses et leurs graves conséquences qui touchent la santé des filles et des femmes. Une journée dont l’UNICEF est à l’origine de son inscription dans l’agenda international.

L’UNICEF, un acteur historique contre l’excision

Les mutilations génitales et l’excision sont une violation des droits des filles à la santé, à leur bien-être et à leur autonomie. C’est pourquoi l’UNICEF, en tant que garant des droits fondamentaux des enfants et des adolescentes, se bat depuis longtemps contre cette pratique néfaste et dangereuse. En matière de lutte contre l’excision, l’UNICEF est un acteur historique qui met à profit son expertise pour l’ensemble des acteurs mobilisés dans ce combat collectif, pouvoirs publics comme professionnels de santé et associations.
 
Par exemple, en 2013 l’UNICEF publiait un rapport inédit qui soulignait les nombreux progrès accomplis dans la régression de la pratique, tout en présentant les mesures essentielles nécessaires pour éliminer définitivement cette coutume.
En 2014, l’UNICEF France organisait en partenariat avec la mobilisation « Excision, parlons-en ! » un événement inédit : un colloque international réunissant des acteurs publics et privés pour partager leurs savoirs et connaissances, et analyser les défis qui restent à surmonter pour mettre fin à la pratique de l’excision.

Un nouvel événement en 2015 pour libérer la parole des femmes excisées

Fin janvier 2015, l’UNICEF France a été le partenaire principal d’un nouvel événement inédit : une première consultation internationale d’experts consacrée à la prise en charge des femmes excisées en matière de santé et de droits. Durant les tables rondes et ateliers d’experts  (médecins, scientifiques, sociologues, anthropologues…) sur des thèmes aussi variés que la prise en charge médicale, l’impact sur la santé et les enjeux juridiques, les intervenants ont pu échanger leurs avis avec le public et partager leurs expériences. « L’un des principaux objectifs de cet événement était  la mise en commun des connaissances dans un domaine où nous avons besoin de faire un état des lieux des savoirs et pratiques en médecine, santé et sexualité de la prise en charge des femmes, explique Saïda Barkat Daoud, coordinatrice de ce colloque et doctorante en sociologie. C’est à partir de cet état des lieux que l’on pourra continuer d’une part à faire avancer la connaissance et d’autre part, à poursuivre les progrès dans la prise en charge des femmes. »
 
Ce dernier événement a eu le grand mérite de libérer la parole des femmes, permettant ainsi à tout le monde, y compris les hommes, de comprendre leurs souffrances. Car c’est en se sentant concernés que les hommes peuvent s’impliquer dans cette lutte commune contre l’excision.
C’était la première étape d'une série à venir de colloques internationaux dans différents pays, et qui aboutira bientôt sur la publication de documents.
Prochaine étape en 2016 à Nairobi au Kenya, toujours avec le fidèle soutien et la participation active de l’UNICEF dans ce combat collectif qui engage tout le monde. Hommes et femmes.

Pour en savoir plus :

Tous nos articles sur l’excision
Le rapport 2013 de l’UNICEF sur l’excision et les mutilations génitales (PDF)
Carte du monde de l’excision (PDF)
Le colloque « Prise en charge des femmes excisées »  à retrouver sur Twitter

Média

Excision : témoignages de femmes blessées, et d'anciennes exciseuses (Côte d'Ivoire)

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