Élèves non-francophones : quand l’UNICEF œuvre pour leur intégration

Publié le 18 septembre 2018 | Modifié le 18 septembre 2018

Faire partie d’un comité bénévole, c’est contribuer à la mise en place de projets innovants. À Saint-Étienne, une cellule d’interprétation téléphonique pour des élèves allophones a ainsi pu être mise en place.

Khouloud a une vie bien remplie. Entre ses études à l’université et le petit boulot qu’elle exerce à côté, ses journées sont chargées. Mais elle a quand même voulu donner un peu de son temps à l’UNICEF. « Dans d'autres associations, on me demandait d'effectuer un quota d'heures, mais c'était difficile, explique-t-elle. Ici, on m'a permis de m'engager à la hauteur de mes possibilités et ça fait maintenant cinq ans que je suis bénévole. »

Khouloud présente le projet de cellule téléphonique d'interprétation à l'Assemblée générale de l'UNICEF en juin 2018

« On nous remercie d'être là »

Au comité de Loire, elle a trouvé de nombreux autres jeunes avec qui plancher sur des projets innovants. « On a lancé une émission de radio, on fait des concerts pédagogiques pour que des enfants qui n'ont pas accès à la musique classique puissent découvrir ce genre et on a ouvert une cellule d’interprétation téléphonique », liste la jeune femme qui trouvait indispensable de faire quelque chose pour que les enfants qui ne parlent pas français soient mieux intégrés dans les écoles.

Le principe de ces cellules est simple : quand un·e enseignant·e ne parvient pas à communiquer avec un·e élève et sa famille, un·e bénévole de l’UNICEF intervient comme interprète au téléphone. « Dans notre comité, il y a des personnes de diverses origines qui parlent des dialectes locaux et cela permet de mettre à profit cette richesse, confie Khouloud. En participant à cette cellule, j’ai entendu une enseignante et un parent se mettre à pleurer car c'était la première fois qu'ils parvenaient à se comprendre. Depuis le début de l'année, il y avait des efforts des deux côtés pour intégrer l'enfant, mais personne n'était au courant de ce qui se faisait de chaque côté. Le fait de traduire a créé un lien. À la fin, tout le monde était ému et ils nous ont remerciés d'être là. »

« Je peux créer un changement »

Pour Khouloud, cette expérience a démontré l’utilité de son engagement : « C'est pour ça que je suis à l'UNICEF : à ma place, avec ce que je sais faire, je peux créer un changement. » L’étudiante est particulièrement fière d’avoir acquis de nouvelles compétences et d’avoir bénéficié de formations. Tout au long de la mise en place de ce projet, elle a pu être accompagnée par des personnes plus expérimentées comme Bernadette, la déléguée départementale. « Pour moi, c’est une façon de me rendre utile et de continuer à apprendre, explique cette ancienne professeure d’histoire-géographie. Être au contact des jeunes m’a familiarisée avec les réseaux sociaux et les nouvelles technologies. Je découvre de nouvelles choses. »

Tout le monde a sa place à l’UNICEF : « Il n’y a pas de profil-type, il faut juste avoir la volonté de changer les choses », insiste Khouloud.

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