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Le 3 janvier 2024, un agent de santé administre un vaccin à un petit enfant dans un dispensaire de Rafah, au sud de la bande de Gaza. © UNICEF/UNI504002/ alBaba
© UNICEF/UNI504002/ alBaba

Israël-Palestine : les enfants, premières victimes de l'horreur

Le 7 octobre 2023, l’interminable conflit entre Israël et l’Etat de Palestine a pris une tournure dramatique. La montée d’effroyables violences a eu des conséquences dévastatrices sur des milliers de familles. Le nombre de victimes est sidérant des deux côtés. Parmi elles, un nombre invraisemblable d’enfants.

Le 24 novembre, un accord de cessez-le-feu a été conclu pour permettre la libération d’otages et l’acheminement de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza. La trêve humanitaire qui devait durer initialement 4 jours a été prolongée jusqu’au 29 novembre. 86 otages israéliens, 240 prisonniers palestiniens et 24 otages d’origine étrangère ont été libérés.

“L’UNICEF n’a eu de cesse de demander la libération sans délai des deux enfants israéliens pris en otage le 7 octobre 2023. Nous continuerons de nous préoccuper de leur sort, tant qu’ils ne seront pas sains et saufs. ”
déclare Adeline Hazan
présidente de l’UNICEF France

La trêve humanitaire et le répit des populations a été de courte durée. Les bombardements ont repris quelques secondes après la fin du cessez-le-feu. « La peur est revenue. Les blessés aussi. J’ai vu leurs corps ensanglantés lorsque j’étais sur place. Il est illusoire de croire que de nouvelles attaques contre la population de Gaza ne déboucheront sur rien d’autre que sur un véritable carnage. » a déclaré James Elder, porte-parole de l’UNICEF.

Un bilan tragique

Après les attaques du 7 octobre en Israël, l’escalade des hostilités qui dure dans la bande de Gaza est la plus meurtrière depuis 2006.

Au 22 février, le bilan faisait état d’au moins 1 200 morts dont 36 enfants et plus de 7 500 blessés en Israël. 138 personnes seraient encore retenues en otage.

Dans la bande de Gaza, 29 410 personnes, dont plus de 5 350 enfants et au moins 3 250 femmes, seraient décédées. Près de 69 465 personnes auraient été blessées dont 12 300 enfants. Plus de 17 000 enfants sont séparés de leurs parents. Des milliers d’autres sont portés disparus. Les femmes et les enfants représentent 70 % des victimes. Le bilan s’alourdit chaque jour de façon stupéfiante. La bande de Gaza est aujourd’hui l’endroit le plus dangereux au monde pour un enfant.

La Cisjordanie est également le théâtre de violences. Au moins 104 enfants auraient été tués et des centaines d’autres, obligés de fuir. 2023 aura été l’année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les enfants de Cisjordanie.

Selon les dernières estimations, dans la bande de Gaza :

Picto protection

2,2 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire

Picto enfant

1 million d’enfants sont affectés par la guerre

90 % de la population est en situation d’insécurité alimentaire aiguë

2/3 des hôpitaux ne fonctionnent plus

Dans la bande de Gaza, les maisons et les infrastructures essentielles sont en ruine. 1,7 million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du territoire, la moitié étant des femmes et des enfants. La majorité est actuellement hébergée dans 156 abris d’urgence désignés par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

L’unique centrale électrique de la région a épuisé ses dernières réserves d’énergie le 11 octobre. Depuis, l’eau et l’électricité sont coupés, le traitement des eaux usées est suspendu. Les hôpitaux sont débordés, le système de santé effondré et le personnel médical est à bout de souffle.

Les bombardements et l’accès humanitaire restreint ont entraîné des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire aiguë selon l’IPC. En réalité, cela signifie que pour les familles de Gaza, la menace de mourir de faim est officielle.

“Depuis des semaines, nous alarmons et alertons. Si le conflit ne s’arrête pas maintenant, nous ne pourrons que constater l’aggravation de la situation nutritionnelle des enfants, l’augmentation du nombre de décès, et pour ceux qui survivent à cette situation de quasi-famine, des conséquences à vie sur leur santé et celle des générations suivantes. ”
a déclaré Ted Chaiban
directeur général adjoint de l’UNICEF pour l’action humanitaire et les opérations d’approvisionnement.

Les images et les récits sont sans équivoque. Les enfants sont les premières victimes de ce conflit. Et pour les survivants, une vie bouleversée à jamais. Depuis plus de 4 mois, ils sont confrontés à la violence la plus extrême, à des scènes d’horreurs, à la perte de leurs proches. Des états de traumatismes profonds qui affectent leur développement et leur avenir.

“La santé mentale des enfants est gravement affectée. Ils présentent des niveaux d’anxiété extrêmement élevés, de l’insomnie et une perte d’appétit. Ils subissent des crises émotionnelles et des crises de panique dès qu’ils entendent le bruit des bombardements”
a déclaré Jonathan Crickx
responsable de la communication du bureau UNICEF Palestine

D’ailleurs, avant même cette dernière escalade, 540 000 enfants de Gaza, soit la moitié de la population infantile, avaient été identifiés comme ayant besoin d’un soutien psychosocial et en santé mentale. Désormais, ils sont plus d’un million.

Protéger inconditionnellement chaque enfant

En accord avec le droit international humanitaire, les services essentiels doivent être protégés et accessibles à tout instant. Il est impératif que chaque enfant bénéficie d’une protection spéciale dans le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

“Rien ne justifie les meurtres, les mutilations ou les enlèvements d’enfants. Ce sont des actes qui constituent une violation grave des droits humains et que l’UNICEF condamne avec la plus grande fermeté”
a déclaré Catherine Russell
directrice générale de l’UNICEF

Chaque enfant, de quelque côté qu’il soit des lignes de front, doit être protégé. Tous les enfants de la région vivent dans une insécurité permanente, vivent des traumatismes extrêmes liés à la violence qu’ils ont subi ou dont ils ont été témoins, aux privations, aux déplacements, à la perte ou la disparation de leurs proches. Seule une paix durable pourra les aider à se reconstruire.

Les équipes de l’UNICEF mobilisées

Les acteurs humanitaires ont été exhortés à quitter la bande de Gaza, mais l’UNICEF reste présent dans la partie sud de l’enclave afin d’aider les familles pour qui l’acheminement de l’aide est une question de vie ou de mort.

Un premier convoi humanitaire des Nations unies et du Croissant-Rouge égyptien, bien que limité, est entré à Gaza samedi 21 octobre, par le point de passage de Rafah. Depuis, 489 camions de l’UNICEF ont acheminé de l’eau, des fournitures médicales et des kits d’hygiène. Au cours des dernières semaines, 75 convois humanitaires ont acheminé des fournitures essentielles, des médicaments et des kits d’hygiène. Mais l’aide humanitaire est insuffisante et entre au compte-goutte.

« Il est impératif que les restrictions d’accès soient levées, que des communications terrestres fiables soient assurées et que la circulation des fournitures humanitaires soit facilitée, afin que les personnes privées d’aide depuis des jours reçoivent l’assistance dont elles ont désespérément besoin.» a déclaré Ted Chaiban directeur général adjoint de l’UNICEF pour l’action humanitaire et les opérations d’approvisionnement.

L’aide humanitaire apportée entre le 8 et le 14 février

En termes d’eau, hygiène et assainissement

  • L’UNICEF a mis à disposition 57 667 litres d’essence pour assurer le fonctionnement des puits et des stations de purification d’eau. Ainsi, 1 326 000 personnes dont 670 000 enfants ont eu accès à l’eau potable à Deir Al Balah, Rafah et Khan Younis
  • Nous avons mis à disposition des kits d’hygiène pour répondre aux besoins de 25 000 personnes. Des femmes et des jeunes adolescentes ont reçu 7 100 boîtes de serviettes hygiéniques à Rafah
  • 70 toilettes mobiles ont été construites à Rafah et plus de 2 100 personnes en ont bénéficié
  • Nous avons fourni de l’essence pour le fonctionnement d’une station d’épuration à Rafah. Ainsi, 275 000 personnes dont 140 250 enfants ont bénéficié de meilleures conditions d’hygiène grâce au traitement et à l’évacuation des eaux usées

En termes de santé  

  • L’UNICEF et ses partenaires ont mis à disposition des médicaments et des kits médicaux d’urgence pour la prise en charge de 10 000 patients

En termes de nutrition  

  • Nous avons fourni du lait maternel pour nourrir 4 000 nourrissons pendant 2 mois
  • Avec l’aide de ses partenaires, l’UNICEF a pré-positionné des aliments thérapeutiques et mené des campagnes auprès de 4 466 enfants de moins de 5 ans pour identifier les cas de malnutrition

En termes d’éducation 

  • Depuis le début de l’année, 13 186 enfants ont bénéficié d’activités récréatives dans plusieurs camps de déplacés

En termes de protection de l’enfance

  • Depuis le début des hostilités, l’UNICEF a apporté un soutien psychosocial à 70 502 personnes dont 57 523 enfants

En termes de protection sociale  

  • Plus de 575 000 personnes ont reçu des transferts d’argent pour se procurer des biens de première nécessité tels que de l’eau potable, de la nourriture et des produits d’hygiène

En termes de protection contre l’hiver

Dans cette guerre, comme dans toutes les guerres, ce sont d’abord et surtout les enfants qui paient le prix du conflit. L’UNICEF appelle à une pause humanitaire immédiate et à un accès sécurisé afin de mettre en place des services vitaux pour les enfants et d’en assurer la continuité.

Le 11 janvier 2024, un enfant se tient près d'une tente dans un camps pour déplacés dans la bande de Gaza. © UNICEF/UNI501860/ alBaba

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Nos réponses à vos questions

L’enlèvement d’enfants constitue une violation grave. L’UNICEF condamne fermement ces tragiques atteintes aux droits. Tout enfant détenu par une partie au conflit doit être protégé et libéré immédiatement et sans condition. L’UNICEF rappelle à toutes les parties l’obligation qui leur incombe, en vertu du droit international humanitaire, d’accorder une protection spéciale aux enfants.

Nous saluons la libération des otages ayant eu lieu pendant le cessez-le-feu temporaire. Cependant, il reste encore beaucoup à faire : 2 enfants israéliens, dont l’un a fêté ses un an le 18 janvier en détention, sont toujours retenus en otage. Nous demandons leur libération immédiate.

L’UNICEF est une organisation impartiale et neutre. Nous avons pour objectif de soutenir tous les enfants vulnérables, où qu’ils se trouvent et quels que soient leur origine ethnique, leur sexe, leur nationalité.

L’UNICEF est profondément préoccupé par l’impact physique et mental de la violence sur les enfants et leurs familles. Nous appelons à la fin de la violence et exhortons toutes les parties à protéger inconditionnellement les enfants, en vertu du droit international humanitaire.

Une escalade des combats à Rafah marquerait un tournant dévastateur dans ce conflit ayant déjà fait plus de 29 000 victimes. On estime que 1,3 million de personnes y sont réfugiées, la moitié étant des enfants.

Des milliers d’autres personnes pourraient ainsi mourir dans les violences ou en raison du manque de services essentiels et d’une nouvelle perturbation de l’aide humanitaire. Nous avons besoin que les derniers hôpitaux, abris et systèmes d’approvisionnement en eau de Gaza restent fonctionnels.

 

Depuis le 21 octobre 2023, 489 camions ont pu rentrer transportant de l’eau, des fournitures médicales et des kits d’hygiène. Ces réserves s’épuisent aujourd’hui en raison des grands besoins humanitaires à Gaza. Les camions transportant de nouvelles fournitures de secours passent au compte-goutte.  L’UNICEF se tient prêt à intensifier son aide avec des fournitures de secours pré-positionnées à la frontière entre l’Egypte et Gaza.

Dans les pays à haut revenu, comme Israël, le gouvernement s’acquitte lui-même des tâches que l’UNICEF soutient dans les pays moins prospères. Dans ce pays, les services publics de l’Etat répondent aux besoins des enfants, tant en matière de santé, que d’accès à l’éducation, de participation ou de protection. Le Fonds UNICEF en Israël n’a pas d’actions programmatiques opérationnelles sur son territoire qui requerraient un appel à la générosité publique.

Par ailleurs, le mandat de l’action de l’UNICEF s’inscrit toujours en plein coopération avec les gouvernements. A ce jour, les autorités israéliennes n’ont pas fait appel à l’UNICEF pour répondre à la crise actuelle. Plus d’informations ici.

  1. Un cessez-le-feu immédiat.
  2. La libération immédiate et inconditionnelle de tout enfant séquestré. Nous demandons également l’arrêt de toute violation grave contre les enfants, y compris les meurtres et les blessures.
  3. L’ouverture de tous les points de passage vers la bande de Gaza et la circulation en toute sécurité des travailleurs et des fournitures humanitaires dans la bande de Gaza. Il est impératif de garantir un accès durable et sans entrave de l’aide humanitaire aux populations touchées.
  4. Les cas médicaux urgents à Gaza doivent pouvoir accéder en toute sécurité aux services de santé essentiels ou être autorisés à partir. Les enfants blessés ou malades qui sont évacués doivent être accompagnés par des membres de leur famille.
  5. Le respect et la protection des infrastructures civiles telles que les abris, les écoles, les installations sanitaires, électriques, d’eau et d’assainissement. Toutes les parties au conflit doivent respecter le droit humanitaire international.