La défense des droits des femmes

Publié le 02 mars 2006 | Modifié le 04 janvier 2016

Même dans les pays qui disposent d'une législation contre la violence, il est difficile de faire appliquer la loi.

Même dans les pays qui disposent d'une législation contre la violence, il est difficile de faire appliquer la loi.

L’impunité tient d’abord aux nombreuses femmes qui ne sont guère disposées à engager des poursuites judiciaires contre leur agresseur :

  • soit parce qu’elles sont liées à celui-ci par un sentiment affectif ;
  • soit parce qu’elles ont peur des représailles ;
  • soit parce qu’elles craignent de perdre la garde de leurs enfants ou que ceux-ci soient enlevés par leur conjoint ;
  • soit parce qu’elles n’ont pas les moyens financiers de faire appel à la justice ;
  • soit parce qu’elles ne peuvent pas présenter de preuves matérielles de la violence subie.

Le viol est le seul crime où, la preuve tangible n’existant pas, se pose la question du consentement et où la parole de l’agresseur vaut autant que celle de sa victime.

Signalons que les appareils de justice pénale peuvent aussi les tenir pour responsables des sévices commis, estimant que, par son comportement, la femme a été « l’incitatrice ou l’instigatrice » de la violence.

L’ACTION DE L’UNICEF

Pour l’Unicef, l’éducation est une composante clé des efforts entrepris pour protéger les filles de la violence. L’inégalité dans l’accès à l’éducation perpétue leur position de faiblesse et les rend vulnérables à l’oppression et à la violence.

Pour lutter contre une telle situation, l’Unicef soutient des programmes de recherche concernant la situation des filles, encourage des plans nationaux, conclut des alliances avec des ONG locales, plaide pour l’adoption et l’application de législations nationales relatives à la question des droits, notamment l’âge minimum du mariage.

  • Au Bangladesh, l’Unicef, agissant en coopération avec des ONG locales et les donateurs, a entrepris de créer une «Acid Survivors Foundation » (Fondation pour les rescapées d’attaques à l’acide) à l’intention des jeunes femmes défigurées à l’acide.
  • En Bolivie, la Législation 1674 contre la violence familiale ou conjugale est en application. L'Unicef a soutenu des ateliers de formation relatifs à cette législation et aux droits des femmes pour les juges, les ministères publics, la police et les avocats. Des ateliers pour empêcher la violence et éliminer la discrimination sexuelle se sont tenus dans plus d’une centaine d ’écoles, avec la participation de 5 000 étudiants et de 600 enseignants.
  • Au Pérou, un Réseau national multi-sectoriel pour la prévention et l’assistance dans des cas de violence familiale a été créé pour réduire la violence familiale et communautaire.
  • En Asie du Sud, dans le cadre d’un programme conjoint entre l'UNICEF et Save The Children-RU, quatre films sur la redéfinition de la masculinité conçus par des réalisateurs sud-asiatiques ont été utilisés au cours d’une campagne régionale pour toucher les garçons et les adolescents à travers les écoles et les groupes de jeunesse.
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Vous pouvez soutenir l'action de l'Unicef pour la défense des droits des femmes en faisant un don.

 

RENDEZ-VOUS ANNUELS

6 février : Journée internationale contre les mutilations génitales féminines et l’excision.
8 mars : Journée internationale de la femme.
25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l'encontre des femmes.