La France doit rapatrier les enfants français retenus en Syrie

Publié le 29 septembre 2021

La Cour Européenne des droits de l’homme va aujourd’hui entendre les familles d’enfants et de leurs mères toujours retenus dans les camps du Nord-Est syrien. Le Comité national français d’UNICEF appelle une fois encore le gouvernement à rapatrier ces enfants le plus rapidement possible.

Paris, le 29 septembre 2021 - A ce jour, plusieurs centaines d’enfants français sont toujours retenus en Syrie dans des conditions indignes, témoins de scènes de violence et privés, pour certains d’entre eux pour la 4e année consécutive, de leurs droits élémentaires à la santé, à l’éducation et à la protection.

UNICEF France exhorte le gouvernement français à respecter ses engagements pris en faveur des enfants dans le cadre de la Convention internationale des droits de l’enfant et à s’acquitter du devoir de protection de ses ressortissants, et en particulier des enfants, en rapatriant ces derniers sans discrimination fondée sur leur âge ou leur statut. Comme rappelé par le Comité des droits de l’enfant, ces enfants sont d’abord des victimes ; la France a des responsabilités vis-à-vis d’eux et doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour les protéger.

Ne pas condamner ces enfants à l'oubli

Il est possible de rapatrier les enfants avec leurs mères, dans l’intérêt supérieur de l’enfant. UNICEF France rappelle la nécessité de maintenir le lien entre les enfants et leurs mères, y compris si ces dernières sont incarcérées à leur retour, tel que préconisé par la CIDE. Les enfants qui ont été rapatriés sont pris en charge par les services sociaux, reprennent le chemin de l’école et retissent des liens avec leur famille élargie.

UNICEF France espère que cette audience de la CEDH ouvrira la voie au retour rapide en France des centaines d’enfants et de leurs mères qui se trouvent encore dans les camps syriens.

« Ces enfants sont des enfants et doivent être protégés, quel que soit leur statut et qui que soient leurs parents, conformément aux dispositions de la CIDE. Ils ont le droit de retourner dans leur pays d’origine, d’y être protégés de la violence et de l’exploitation et d’avoir accès à la santé et à l’instruction, comme n’importe quel enfant sur le territoire français. Nous n’abandonnerons pas la défense de leurs droits », affirme Adeline Hazan, Vice-présidente d’UNICEF France et ancienne Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté.