Les rues scolaires : un moyen simple pour les Maires de lutter contre l’exposition des enfants à la pollution de l’air

Publié le 30 novembre 2020

Un an après le classement des 12 plus grandes agglomérations françaises sur leurs efforts de lutte contre la pollution de l’air lié au trafic routier, UNICEF France, le Réseau Action Climat et Greenpeace publient des « cartes de transport » des nouveaux maires (r)élus en juillet 2020, évaluant leurs ambitions en la matière.

Cartes de transports : évaluer les engagements des maires pour lutter contre la pollution de l’air liée au trafic routier.

Suite aux élections municipales de juillet 2020 et dans la continuité du rapport de décembre 2019, les trois organisations souhaitent, par ces cartes de transports des nouveaux maires, suivre et évaluer leurs ambitions politiques sur la réduction de la pollution de l’air liée au trafic routier. Ainsi, cet outil de suivi reflète les engagements des Maires sur sept enjeux clés :

  • la mise en place de zones à faibles émissions (ZFE)
  • la sortie progressive du diesel puis de l’essence,
  • la politique menée pour réduire la place de la voiture,
  • la mise à disposition d’aides financières pour changer de mode de déplacement,
  • le développement du vélo et des transports en commun,
  • la pérennisation des aménagements provisoires mis en place dans le contexte de la crise sanitaire
  • les mesures spécifiques pour protéger la santé des enfants.

Le constat reste dans la lignée du précédent rapport, malgré la vulnérabilité spécifique des enfants, les villes ne vont toujours pas assez loin en termes de mesures pour les protéger de la pollution de l’air.

Plusieurs villes sont toutefois en bonne voie. Paris, Lyon, Grenoble, Strasbourg, Montpellier ou encore Nantes ont indiqué leur intention de mettre en place des rues scolaires, promesse de campagne dont la concrétisation s’initie. Marseille, Nice et Toulouse n’ont pas proposé la mise en place de rues scolaires, mais ont tout de même évoqué des dispositifs d’apaisement des abords des écoles. C’est également le cas de Lille qui expérimente toutefois deux rues scolaires depuis l’automne. Rennes et Bordeaux ne semblent pas, quant à elles, s’être encore saisies de cette mesure.

Les rues scolaires, une solution simple plébiscitée par la majorité des parents

Les villes semblent encore timides. Et pourtant, d’après un sondage UNICEF France et Harris daté de septembre dernier87 % des parents sont favorables à la mise en place d’une rue scolaire aux abords de l’établissement de leur enfant (quel que soit le degré).

Et ce, principalement pour moins polluer (53%), argument de poids au regard de leur forte préoccupation sur la pollution de l’air à laquelle sont exposés leurs enfants :   7 parents interrogés sur 10 se déclarent préoccupés par la pollution de l’air autour de l’établissement scolaire ou la crèche de leur(s) enfant(s), mais aussi au cours du trajet entre le domicile et cet établissement.

Les parents citent également d’autres arguments convaincants, liés au bien-être (moment plus agréable à passer avec son enfant – 40% -, être moins sédentaire et remplacer la voiture par un mode de transport plus physique – 28%), mais aussi des motivations pratiques (économies financières – 39% -, ne pas perdre de temps pour se garer – 24%).

Si comme de nombreux parents et UNICEF France, le Réseau Action Climat et Greenpeace France, vous aussi êtes convaincu.e.s, encouragez vos élu.e.s à expérimenter ou adopter les rues scolaires, en particulier aux abords des écoles les plus exposées à la pollution de l’air !

Découvrez en intégralité nos évaluations sur les 7 domaines dans lesquels les Maires peuvent agir pour améliorer la qualité de l’air !