Survie de l’enfant : de grands progrès… à confirmer

Publié le 16 septembre 2014 | Modifié le 12 avril 2016

Dans son nouveau rapport sur la mortalité infantile, l’UNICEF souligne des progrès spectaculaires pour la survie de l’enfant. Si le nombre de décès chez les enfants de moins de 5 ans a diminué de moitié entre 1990 et 2013, il reste malgré tout un grand point négatif et dramatique : un million d’enfants meurent au cours de leur premier jour de vie !

Le nouveau rapport de situation 2014 « S’engager pour la survie de l’enfant : une promesse renouvelée » montre que les défaillances des systèmes de santé durant la période critique de l’accouchement contribuent à ces décès. Elle montre aussi qu’il existe un écart considérable entre les pays riches et les pays pauvres dans la qualité des services de santé offerts aux femmes enceintes et à leurs bébés.
 
Des progrès spectaculaires sont relevés, mais une plus grande attention doit être portée à la mortalité néonatale afin de remplir un des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) : la réduction de deux tiers du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans ne sera pas atteinte en 2015.

Quel constat de la situation ?

Le rapport de l’UNICEF suscite à la fois des espoirs et des déceptions sur la survie de l’enfant.
Espoirs, car les taux de survie de l’enfant ont progressé de façon spectaculaire depuis 1990, une période durant laquelle le nombre de décès chez les enfants de moins de 5 ans a été réduit de moitié, passant de 12,7 millions à 6,3 millions.
Déceptions, car près 2,8 millions de bébés meurent chaque année durant les 28 premiers jours de vie, soit la période la plus vulnérable pour les nouveau-nés. Parmi eux, un million de bébés n’atteignent même pas leur seconde journée de vie…

Quelles conclusions dans ce rapport ?

À travers le rapport, des conclusions importantes s’en dégagent :

  • 8 des 60 pays définis comme « pays à mortalité élevée » - qui affichent au moins 40 décès d’enfants de moins de 5 ans pour 1 000 naissances vivantes – ont déjà atteint ou dépassé la cible de l’OMD (réduction de 67 %).
    Ces pays sont : le Malawi (72), le Bangladesh (71), le Libéria (71), la Tanzanie (69), l’Éthiopie (69), le Timor-Leste (68), le Niger (68) et l’Érythrée (67).
     
  • L’Asie de l’Est, l’Amérique latine et les Caraïbes ainsi que l’Afrique du Nord ont déjà réduit le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans de plus de deux tiers depuis 1990.
     
  • Deux pays, l’Inde (21%) et le Nigéria (13 %), représentent ensemble plus du tiers des décès chez les enfants de moins de 5 ans.
     
  • L’Afrique subsaharienne a réduit ses taux de mortalité de 48 % depuis 1990 mais elle affiche toujours le taux le plus élevé du monde - 92 décès pour 1 000 naissances vivantes – soit près de 15 fois plus que la moyenne des pays à revenus élevés.
     
  • Les enfants nés en Angola, le pays qui a le taux de mortalité le plus élevé du monde chez les moins de 5 ans (167 décès pour 1 000 naissances vivantes), risquent 84 fois plus de mourir avant l’âge de 5 ans que les enfants nés au Luxembourg, le pays qui a le taux le moins élevé.

Quelles sont les causes de la mortalité infantile ?   

Les causes principales de décès chez les enfants de moins de 5 ans sont les complications lors d’un accouchement prématuré (17 %) ; la pneumonie (15 %) ; les complications pendant l’accouchement (11 %) ; la diarrhée (9 %) ; et le paludisme (7 %).
La sous-nutrition contribue à près de la moitié de l’ensemble des décès chez les enfants de moins de 5 ans.  

Quelles solutions pour améliorer la situation ?

Une grande partie de ces décès pourraient être facilement évités grâce à des interventions simples et économiques avant, pendant et immédiatement après la naissance. Pour cela, il est indispensable d’investir davantage dans des systèmes de santé qui apportent des prestations de qualité élevée et d’un prix abordable à toutes les femmes et à tous les enfants qui en ont besoin.
 
Le financement des soins maternels (en particulier pendant le travail et l’accouchement) ainsi que d’autres interventions à fort impact axées sur les 12 heures qui précèdent et suivent le moment de la naissance, sont les plus susceptibles de contribuer à réduire la mortalité néonatale.
 
De plus, le rapport montre que le niveau d’éducation et l’âge de la mère ont une influence importante sur les chances de survie de son nourrisson. Les taux de mortalité néonatale chez les mères sans éducation scolaire sont près de deux fois plus élevés que chez celles ayant fait des études secondaires et plus. Investir dans l’éducation est donc également un point important pour contribuer à l’amélioration de la survie de l’enfant.
 
Pour en savoir plus :
Le résumé du rapport « S’engager pour la survie de l’enfant : une promesse renouvelée » (PDF)
 

© UNICEF/NYHQ2012-1774/Sokol
Si les efforts sont maintenus, la communauté internationale peut mettre fin à la mortalité infantile et maternelle, due à des causes évitables, d’ici une génération

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