Un an après les explosions à Beyrouth, l’avenir des enfants au Liban en péril

Publié le 27 juillet 2021

Près d’un an après la double explosion qui a frappé Beyrouth le 4 août 2020, le Liban peine à se relever. Avec l’effondrement économique et social, l’instabilité politique et la crise sanitaire de Covid-19, la vie au Liban n’a jamais été aussi dure pour les enfants et les familles.

Moussa, un réfugié syrien de 15 ans vivant au Liban, nettoie des pare-brise à un carrefour très fréquenté de la ville de Saida. Son père est trop malade pour travailler et sa mère est décédée. « Maintenant, je suis le seul à pouvoir acheter de la nourriture et payer le loyer », nous raconte-t-il.  Il travaille pour gagner l'équivalent d'environ 3 dollars par jour.

Fatima, elle, n’a pas accès à l’eau potable là où elle vit. Cette réfugiée syrienne installée dans un camp informel près de Tripoli, au nord du Liban, doit aller chercher l’eau dans une source d’eau installée non loin du camp. Depuis la dégradation de la situation du pays, l’accès à l’eau potable n’est plus considéré comme acquis. 

La situation alarmante du Liban

De plus en plus de parents se trouvent dans l’impossibilité de subvenir aux besoins de leurs enfants, ce qui contraint les enfants à cesser l’école pour travailler ou se marier à un âge très jeune. Certains enfants, dont l’âge ne dépasse pas les 6 ans, sont exposés à des risques d’exploitation, de violence et d’abus.

Quelques chiffres clés illustrent cette situation :

  • Le Liban a la plus grande proportion de réfugiés par habitant dans le monde, accueillant 1,5 million de Syriens et plus de 200 000 réfugiés palestiniens ;
  • Plus de 30 % des enfants se sont couchés le ventre vide et ont sauté des repas en juin 2021 ;
  • 77 % des ménages n'ont pas assez de nourriture ou pas assez d'argent pour acheter de la nourriture. Dans les ménages de réfugiés syriens, ce chiffre atteint 99 % ;
  • Près de 1,7 million de personnes n'ont accès qu'à 35 litres par jour, soit une diminution de près de 80 % par rapport à la moyenne nationale de 165 litres avant 2020 ;
  • 15 % des familles ont interrompu la scolarité de leurs enfants ;
  • Un enfant sur dix a été envoyé au travail.

Que fait UNICEF au Liban ?

UNICEF soutient les enfants et les familles et leur permet d’avoir accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, d’avoir accès à l’éducation et la protection dont ils ont besoin. Nos équipes soutiennent la remise en service de réservoirs d’eau desservant plus de 10 000 personnes afin de reconnecter les habitants au réseau d’eau public. Nous soutenons la réhabilitation des hôpitaux, dont celui situé dans la région de Karantina, qui a gravement été endommagé par les explosions. Nous avons aussi soutenu 80 000 personnes vulnérables vivant dans les zones touchées par les explosions à travers notre programme de transfert d’argent liquide d’urgence. UNICEF continue aussi d’envoyer du matériel humanitaire d’urgence et de fournir un soutien psychologique aux enfants vulnérables.

Les enfants du Liban ont besoin de vous. Faites un don à UNICEF France pour les soutenir.