Des écoles, pas des champs de bataille !

Publié le 18 janvier 2017 | Modifié le 24 février 2017

L’UNICEF France appelle la France à signer la Déclaration sur la sécurité dans les écoles*

Paris, 17 janvier 2017 - A travers une vidéo choc d’une minute 30, l’UNICEF France engage le grand public à se mobiliser pour que les écoles dans les zones de conflit soient désormais totalement protégées. La vidéo est complétée par un dispositif de communication pour les réseaux sociaux.

Dans la vidéo, des écoliers en France, filmés en gros plan, réagissent face à des images d’enfants dans des pays en guerre et expriment leur peur, leur indignation. La séquence se termine par la question : « Vous trouvez ça normal vous ? ». Un kit de mobilisation -auquel entre autres, le dessinateur Zep s’est associé via son héros Titeuf ainsi que l’artiste Brian McCarty et son projet War-Toys- sera diffusé pendant plusieurs jours avec des messages de sensibilisation et le hashtag #ProtectSchools.

Le grand public est invité à partager la vidéo et à poster les messages sur les réseaux sociaux demandant au gouvernement français de signer sans réserve la Déclaration sur la sécurité dans les écoles (SSD).

Jusqu’à la fin du mois de février, l’UNICEF France continuera à diffuser sur les réseaux sociaux et dans les médias des messages appelant le gouvernement à signer la SSD et à sensibiliser le grand public à la situation des enfants dans les conflits. Laetitia Casta et Oxmo Puccino, ambassadeurs de l’organisation, de retour respectivement du Tchad et du Niger, deux pays affectés par la violence des groupes armés sont les porte-parole de cette campagne.

Cette campagne part du constat que les écoles ne bénéficient pas du même niveau de protection que celui accordé aux hôpitaux en droit humanitaire international : En effet, si les Conventions de Genève interdisent bien d’attaquer délibérément une école... elles n’interdisent pas qu'elle soit occupée par des forces et des groupes armés. Or, une école utilisée à des fins militaires non seulement prive les enfants de leur droit fondamental à l’éducation, mais peut devenir une « cible » lors d'attaques par l'une des parties aux conflits.

A quelques semaines de la conférence internationale « Protégeons les enfants de la guerre » co-organisée à Paris par l’UNICEF et le Ministère des Affaires étrangères, l’UNICEF France veut mettre en avant la situation particulière des enfants pris dans les conflits.

Il faut sanctuariser les écoles en temps de conflits !

Aujourd’hui, les conflits armés sont l’un des premiers obstacles à l’objectif de scolarisation primaire accessible à tous. Pourtant, aller à l’école permet aux enfants de se reconstruire, en leur fournissant un cadre protecteur, un espoir d’avenir, des compétences que l’on ne pourra jamais leur enlever. C’est pourquoi la protection des écoles en temps de conflit est primordiale.

Signer la SSD, c’est protéger les enfants de la guerre et assurer leur droit à l’éducation, pour un avenir meilleur. C’est pourquoi l’UNICEF France demande à François Hollande et au gouvernement français de s’engager à signer sans réserve ce texte – et à devenir ainsi le premier membre du Conseil de sécurité des Nations unies à le faire.

Actuellement, un enfant sur 10 vit dans un pays ou une zone affectés par un conflit armé. Ces dernières années, les écoles ont fait l’objet d'attaques délibérées dans plusieurs crises et continuent d’être occupées, détruites, utilisées par des armées dans les zones de conflit, privant trop d’enfants de leur éducation.

Pour plus d'informations et découvrir le kit de mobilisation, rendez-vous sur www.unicef.fr/protectschools 

 

Pour aller plus loin

Qu'est-ce que la Déclaration sur la sécurité dans les écoles ?

La Safe Schools Declaration a été initiée en 2015 à Genève pour protéger les écoles et les universités en temps de conflit. Elle est signée par 56 pays qui s’engagent à suivre plusieurs recommandations comme :
• S’abstenir d’utiliser les écoles et les universités dans leurs efforts militaires, que les établissements soient en fonctionnement ou non, afin à la fois de protéger les enfants et de leur permettre de poursuivre leur scolarité pendant le conflit mais aussi, si les écoles ont dû fermer, de garantir que l’éducation pourra reprendre le plus rapidement possible après la fin des hostilités.
• Ne pas chercher à détruire ou endommager les écoles ou universités dans un but de représailles ou de menace.
• Si une école ou une université a été transformée en base militaire par la partie adverse, n’utiliser la force qu’en dernier recours et envisager toutes les alternatives qui permettraient d’éviter des conséquences graves pour l’éducation des enfants sur le long-terme.