Deux-tiers des jeunes de plus de 18 pays avouent avoir été victimes d’intimidation et de brutalité

Publié le 12 août 2016 | Modifié le 01 mars 2017

Dans le cadre de la journée internationale de la jeunesse, l’UNICEF a réalisé un sondage soulignant la prévalence et l’impact de l’intimidation vis-à-vis des enfants et des jeunes

NEW YORK, 12 Août 2016 : Plus de neuf jeunes sur dix pensent que la brutalité et l'intimidation est un problème de plus en plus important dans leur communauté, et deux tiers avouent avoir connu une forme de harcèlement d'après le sondage mené par l’UNICEF et ses partenaires.

À l’aide de U-Report, plateforme sociale regroupant plus de 2 millions de jeunes dans plus de 20 pays à travers le monde, l’UNICEF a adressé une série de questions par SMS, Facebook et Twitter sur l’impact des actes d’intimidation que ces jeunes rencontrent dans leur communauté, leur propre expérience face à ce fléau et ce qu’il doit être fait pour faire cesser ces formes de violences. Sous l’impulsion des mouvements de la jeunesse partenaires tels que les Scouts et les Guides, près de 100 000 U-Reporters âgés de 13 à 30 ans, ont participé à ce sondage afin d’exprimer leur point de vue sur le harcèlement via la plateforme U-Report du Sénégal, Mexique, Ouganda, Sierra Leone, Liberia, Mozambique, Ukraine, Chili, Malaisie, Nigeria, Swaziland, Pakistan, Irlande, Burkina Faso, Mali, Guinée, Indonésie, Zambie et aussi sur U-Report International.
 
« L’intimidation et la brutalité, incluant l’intimidation sur internet, demeure un risque largement méconnu et mal compris pour le bien-être des enfants et des jeunes », rapporte Theresa Kilbane, Conseillère Principale à la Protection de l’Enfant à l’UNICEF.
 
« Pour mettre fin à cette forme de violence, nous devons mieux informer les parents, les enseignants et les jeunes eux-mêmes sur l’impact néfaste du harcèlement notamment en leur permettant d’identifier les risques, de rapporter tout incident et de fournir une prise en charge et un accompagnement pour les victimes ».
 
Le sondage U-Report apporte également d’autres éléments de compréhension sur les actes d’intimidation :

  • Un tiers des jeunes enquêtés pense qu'être intimidé ou brutalisé est normal et qu’il n’est pas nécessaire d’en parler à une tierce personne.
  • La majorité des répondants qui ont affirmé avoir été une fois victime de ces pratiques justifie ces actes par leur apparence physique.
  • L’intimidation est aussi associée au genre, l’orientation sexuelle ou à l’origine ethnique.
  • Un quart des victimes ne sait pas à qui en parler.
  • Plus de 8 jeunes sur 10 pensent que sensibiliser des enseignants sur ce problème grâce à une formation pour venir en aide aux victimes est une solution pour mettre fin à cette pratique en milieu scolaire.

L’UNICEF s’emploie à engager les enfants et les adolescents sur l’impact de l’intimidation et des brutalités au sein de son initiative globale End Violence Against Children associant la plateforme U-Report et les campagnes sur les réseaux sociaux (#ENDViolence). L’UNICEF, avec ses partenaires, s’attache aussi à renforcer les systèmes éducatifs et à établir des systèmes d’orientation robustes pour veiller au bien-être des enfants.
 

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