Législatives 2017 : Les nouveaux députés ont 5 ans pour changer la vie d’un enfant sur 5

Publié le 16 juin 2017 | Modifié le 18 juin 2017

Après avoir interpellé les candidat.e.s à la présidentielle, l'UNICEF France s'adresse aujourd'hui aux futur.e.s député.e.s, pour mettre en oeuvre ses 8 propositions et rappeler que l'enfance est un droit

En France, 5e puissance mondiale, un enfant sur 5 vit dans la pauvreté, l’école de la République ne parvient pas à résorber les inégalités sociales, des enfants vivent toujours en bidonville avec un accès plus que précaire aux services de base auxquels ils ont droit. Les chances de s’épanouir, d’apprendre, de réussir ne sont pas les mêmes pour tous et les inégalités s’accentuent.
 
A partir de ses 8 propositions, l’UNICEF France a rencontré les équipes des principaux candidat.e.s à l’élection présidentielle et les comités locaux UNICEF déployés sur tout le territoire ont interpellé les candidat.e.s aux législatives en amont du premier tour.

Parce que pour vivre ensemble, il faut pouvoir grandir ensemble, des solutions nouvelles sont à inventer, associant les enfants eux-mêmes, pour un accès effectif à leurs droits fondamentaux. L’UNICEF France y travaillera avec les futur.e.s député.e.s afin que l’équité soit au cœur de toute décision concernant les enfants.

L’UNICEF France sera tout particulièrement vigilant sur :

-    La justice pénale des mineurs, qui doit être envisagée au travers des droits de l’enfant, notamment dans le contexte actuel des mesures d’exception.

-    La protection des enfants migrants et réfugiés. Le droits à la protection n'est pas appliquée sur le territoire français, des violations sont signalées tous les jours par les acteurs de terrain. La situation des familles exilées, et en particulier celle des mineurs non accompagnés doit être traitée de manière urgente et humaine par le Gouvernement. Il s’agit de respecter le droit international à la protection et à la dignité.

-    Les inégalités sociales et territoriales : les incidences du milieu socio-économique dans lequel vivent les enfants sur leur avenir sont trop importantes et tendent à s’aggraver, en premier lieu à l’école. L’UNICEF France rappelle ainsi tout l’enjeu de la petite enfance et des premiers moments de la vie : il faut lutter contre les inégalités avant qu’elles ne se creusent.

Seule une coordination interministérielle efficace, pilotée par Matignon et soutenue par l'implication et le contrôle du Parlement permettra de veiller à ce que les droits de chaque enfant en France soient respectés.

Retrouvez la campagne « Enfant avant tout » et les 8 propositions sur :
www.unicef.fr/enfants 2017