Syrie : stop aux bombardements des écoles et des hôpitaux !

Publié le 21 novembre 2016 | Modifié le 21 novembre 2016

Déclaration de Geert Cappelaere, Directeur régional de l’UNICEF pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, suite aux attaques à Alep et Idlib ayant tué et blessé de nombreux enfants la semaine dernière.

AMMAN, 21 novembre 2016"Ce fut une semaine terrifiante pour les enfants de Syrie – vivre et mourir sous les bombardements incessants des écoles, des maisons et des hôpitaux.
 
Des hôpitaux dans l’est d’Alep et à Idlib ont été visés, tandis que des attaques contre des écoles d’Alep et de Ghouta ont tué neuf enfants.

Plus de 100 000 enfants assiégés à Alep

Des images montrent des enfants soignés après avoir été asphyxiés dans l’est Alep. Peu après, l’hôpital al-Bayan a été bombardé et des mères terrifiées ont transporté leurs enfants au sous-sol tandis que des nouveau-nés malades ont été sortis de leur couveuse pour être amenés le plus vite possible en lieu sûr.
 
Plus aucun hôpital ne fonctionne dans l’est d’Alep, où pourtant plus de 100 000 enfants sont assiégés et pris au piège des bombardements, avec un accès de plus en plus restreint à la nourriture et aux médicaments.
 
Ils ont besoin de ces hôpitaux pour rester en vie.
 
Aucun enfant ne devrait mourir à l’hôpital à cause des bombes, et aucun enfant ne devrait mourir à l’école.

Attaques ciblées sur des écoles

Dans l’ouest d’Alep, deux écoles ont été attaquées, tuant huit enfants et en blessant de nombreux autres. Dans une école, une classe de CM1 était en train de réviser une chorégraphie de danse quand un obus est tombé dans la cour.
 
Dans l’école primaire al-Qarma, dans l’est de Ghouta près de Damas, une frappe direct contre le bâtiment aurait tué une petite fille et blessé au moins 15 autres enfants. La classe était en plein cours de mathématiques.

A Idlib, deux autres écoles ont été frappées et trois enfants blessés. Cette année, l’ONU a documenté 84 attaques sur des écoles en Syrie, et au moins 69 enfants tués, sans compter les nombreux blessés.
 
Les parties au conflit doivent cesser de bombarder les écoles, les hôpitaux et les autres infrastructures civiles – ces actes vont à l’encontre des lois internationales et peuvent être qualifiés de crimes de guerre.
 
Nous ne trouvons plus les mots pour exprimer notre indignation. Nous nous demandons si les responsables, eux, trouvent les mots pour justifier ces attaques contre les enfants."

 

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