Dossier

Faire reculer le travail des enfants dans le monde

Qu’ils subissent les pires formes d’exploitation ou bien qu’ils contribuent simplement au revenu de leur famille, les enfants ont droit à la protection contre le travail. La réponse de l’Unicef s’adapte à la grande diversité des situations. 

Faire reculer le travail des enfants dans le monde
Enfant afghan travaillant aux champs pour subvenir aux besoins de sa famille.
De
À

Une conférence à La Haye les 10 et 11 mai 2010

Elle est organisée par le gouvernement des Pays-Bas avec le Bureau international du travail (BIT), l’Unicef et la Banque mondiale..

Le principal objectif est de renforcer le mouvement planétaire afin de parvenir à une ratification universelle des conventions n° 138 (âge minimum) et 182 (pires formes de travail des enfants) de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

La conférence donnera aux pays, aux organisations d’employeurs et de travailleurs, aux ONG et aux autres participants l’occasion de faire connaître leurs bonnes pratiques et les leçons qu’ils ont tirées de leur expérience de lutte contre les pires formes de travail des enfants ; elle proposera aussi une feuille de route fixant des étapes à atteindre d'ici 2016.

Le travail des enfants n’est pas un phénomène qui peut être traité de façon isolée. Il s’agit à la fois d’une cause et d’une conséquence de la pauvreté et des déficiences de l'aide sociale.

Près de 218 millions d’enfants et d’adolescents âgés de 5 à 17 ans sont au travail dans le monde. Parmi eux, plus de 125 millions sont assujettis aux pires formes d’exploitation. 69% sont dans l’agriculture, 9% dans l’industrie et 22% dans les services. Sur la tranche d’âge allant de 5 à 14 ans, ce sont plus de 132 millions de garçons et de filles qui travaillent du lever jusqu’au coucher du soleil dans des fermes et des plantations, pour semer et moissonner des récoltes, pulvériser des pesticides et garder le bétail.

Il faut comprendre cependant la diversité des situations : ainsi, aux côtés d’exploiteurs sans scrupules, il y a aussi les familles dont la survie dépend de cette contribution des enfants. Il faut préciser aussi que toutes les tâches effectuées par les enfants dans l’agriculture ne sont pas forcément nocives, notamment lorsqu’elles sont légères et qu’elles n’entravent ni leur santé ni leur scolarité.

Déscolarisation, pauvreté

Mais lorsque les enfants sont forcés de travailler de longues heures dans les champs, leur capacité à fréquenter l’école ou à suivre une formation professionnelle est réduite, ce qui les empêche d’obtenir une éducation qui les aiderait plus tard à sortir de la pauvreté. Les filles sont particulièrement défavorisées, puisqu’elles s’occupent souvent des tâches ménagères après avoir travaillé aux champs. D’ailleurs avec les mines et le bâtiment, l’agriculture est l’un des trois secteurs professionnels les plus dangereux, en terme de décès, d’accidents du travail et de maladies professionnelles.

L’article 32 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant affirme que « Les Etats parties reconnaissent le droit de l'enfant d'être protégé contre l'exploitation économique et de n'être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social ».

Un pays n’a pas à attendre qu’il soit riche pour éliminer le travail des enfants : même si les progrès économiques sont un facteur important, mettre en place des politiques adéquates est une priorité.

L’Unicef et ses partenaires travaillent auprès des gouvernements pour établir des législations interdisant le travail des enfants et sensibilisent les acteurs politiques, économiques et sociaux afin que la loi soit appliquée.

EN SAVOIR PLUS

En matière d’incitation à la scolarisation, l’action de l’Unicef se double, du Burkina Faso au Bangladesh, pour les enfants restant astreints au travail, d’un soutien à une éducation non formelle.

La pauvreté à Gaza pousse de plus en plus d’enfants palestiniens à travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles. Ils désertent les bancs de l’école pour de petits boulots.

L’Unicef développe des réseaux de surveillance des abus, notamment pour les enfants travaillant comme domestiques ou exploités à travers la mendicité.

En République Démocratique du Congo des enfants sont exploités dans les mines :

L’Unicef est aussi très largement mobilisé sur les sort des enfants utilisés par les forces et groupes armés.

 

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