Dilili, héroïne de Michel Ocelot, devient messagère de l’UNICEF

Publié le 24 septembre 2018 | Modifié le 26 septembre 2018

A la veille de la Journée internationale de la fille et à l’occasion de la sortie au cinéma du prochain film de Michel Ocelot, Dilili à Paris, la petite kanake qui mène une enquête sur des enlèvements mystérieux de fillettes, devient messagère de l’UNICEF.

Paris, le 25 septembre 2018 - Via un clip réalisé spécialement pour soutenir le plaidoyer de l’UNICEF contre les mariages précoces et pour le droit des filles à l’éducation, Dilili prend la parole pour revendiquer que toutes les filles doivent pouvoir s’épanouir librement et en paix : « Nous, les filles, avons le droit de grandir, de découvrir le monde et d’étudier en sécurité. La curiosité des filles ne doit connaître aucune limite. Avec l’UNICEF donnons aux filles le pouvoir d’inventer l’avenir. Nous délivrerons toutes les filles pour qu’elles puissent vivre leur enfance », promet-elle.

Un constat alarmant

Le monde compte aujourd’hui 1,1 milliard de filles. Elles débordent de talent et de créativité, mais leurs rêves et leur potentiel sont souvent minés par la discrimination, la violence et l’inégalité des chances. Aujourd’hui, 75 millions d’enfants et de jeunes, sont privés d’éducation dans 35 pays en proie à des crises. Dans ces contextes de vulnérabilité, les filles ont 2,5 fois plus de risques de ne pas être scolarisées. Toutes les deux secondes dans le monde, une jeune fille est mariée contre son gré. Si rien n’est fait pour combattre le mariage des enfants, d’ici 2030, 150 millions de jeunes filles seront mariées avant leurs 18 ans.
 
Face à ce constat alarmant, Michel Ocelot a souhaité aborder le sujet de la maltraitance des femmes dans son film et engager son héroïne aux côtés de l’UNICEF, pour aider les filles et les femmes à inventer leur avenir. « On a le choix entre deux cultures : une société ouverte où les hommes et les femmes se développent ensemble et apportent leur pierre à l’édifice, et une société fermée où la moitié de la population piétine l’autre. Sur ce sujet de la maltraitance des femmes, j’ai franchement réduit tout ce que j’avais prévu, pour que mon film reste un conte pour tous, mais sans éviter un moment dur », explique-t-il.

Des ressources pédagogiques

Outre le clip de soutien, l’UNICEF France propose aux enseignants des ressources pédagogiques autour du film, pour sensibiliser les élèves aux droits des filles. « L’éducation des filles est un combat quotidien de notre organisation car elle contribue à gommer les inégalités entre les filles et les garçons. Elle fait reculer la violence à l’égard des filles et des femmes. Plus on est instruit plus on peut se défendre, se protéger et revendiquer ses droits. Je me réjouis donc que Dilili porte nos messages et nous aide à rendre les droits des filles plus accessibles et plus concrets », félicite Sébastien Lyon, directeur général de l’UNICEF France.

Média

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