L’éducation, la meilleure arme contre le travail des enfants

Publié le 08 juin 2015 | Modifié le 19 septembre 2017

A l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, le 12 juin, l’UNICEF renouvelle son appel pour faire reculer le travail des enfants au profit d’une éducation gratuite, de qualité et obligatoire.

C’est un fait : le combat contre le travail des enfants gagne du terrain. Depuis 2000, le nombre d’enfants qui travaillent a diminué d’un tiers. Cependant, selon l’Organisation internationale du travail (OIT), les estimations les plus récentes font état de 120 millions d'enfants entre 5 et 14 ans astreints au travail, les garçons et les filles de ce groupe d'âge sont quasi également représentés.
 
L’article 32 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant affirme que « Les Etats parties reconnaissent le droit de l'enfant d'être protégé contre l'exploitation économique et de n'être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social ».
 
Le 12 juin, c’est donc l'occasion de mettre en lumière l'étendue du travail des enfants à l'échelle mondiale et de sensibiliser à la situation de millions d'enfants travailleurs, filles et garçons, dans le monde. Cette année, la journée mondiale contre le travail des enfants promeut l’importance d’une éducation de qualité dans la lutte contre le travail des enfants.
 
Un enfant qui travaille, c’est en général un enfant qui ne va pas à l’école. Cette déscolarisation entraine un cercle vicieux : lorsque les enfants sont forcés de travailler de longues heures, leur capacité à fréquenter l’école ou à suivre une formation professionnelle est réduite, ce qui les prive d’accéder à une éducation qui les aiderait plus tard à sortir de la pauvreté.
 
Les étapes suivantes sont indispensables afin de les sortir de ce cercle vicieux :

  • offrir une éducation de qualité, gratuite et obligatoire à tous les enfants, filles et garçons ;
  • garantir que tous les enfants, filles et garçons, aient accès à des conditions d’apprentissage sûres et de qualité ;
  • offrir aux enfants plus âgés qui n’ont jusqu’à présent pas reçu d’éducation formelle, la possibilité de suivre des programmes de formation professionnelle ciblés qui offriraient également des possibilités d’acquérir une éducation de base ;
  • garantir la cohérence et l’application des lois sur le travail des enfants et la fréquentation scolaire ;
  • promouvoir des politiques de protection sociale pour encourager la fréquentation scolaire ;
  • s’assurer d’un corps enseignant bien formé, professionnel et motivé, bénéficiant de conditions de travail décentes basées sur le dialogue social ;
  • protéger les jeunes travailleurs quand ils quittent l’école et entrent dans la population active pour leur éviter de se retrouver piégés dans des formes inacceptables de travail.

 
L’UNICEF et ses partenaires travaillent auprès des gouvernements, partout dans le monde, pour établir des législations interdisant le travail des enfants et sensibilisent les acteurs politiques, économiques et sociaux afin que la loi soit appliquée.
 
NON au travail des enfants, OUI à une éducation de qualité !

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