Nalau, symbole de la résilience des enfants du Vanuatu

Publié le 02 octobre 2015 | Modifié le 31 mars 2016

Six mois après le cyclone qui a frappé le Vanuatu dans le Pacifique, Nalau, petit garçon de 7 ans, a retrouvé la joie de vivre grâce à un programme de jeu de l’UNICEF qui aide les enfants traumatisés. Nalau démontre par son courage que la résilience des enfants est bien possible grâce à votre soutien.

« Mon papa est mort à cause du cyclone… »
La blessure de Nalau est encore vive, six mois après la catastrophe, l’un des plus puissants cyclones de l’histoire du Pacifique qui ait dévasté l’archipel du Vanuatu. À peine âgé de 7 ans, Nalau est un petit garçon qui a déjà vécu un grand traumatisme, celui de perdre son père et de voir sa maison pulvérisée telle un château de carte que l’on balaie d’un revers de main. Ce n’est pas par hasard si, en plus de sa passion du football, Nalau a un loisir favori : dessiner, en particulier des maisons. « J’aime dessiner des maisons parce que les maisons me rendent heureux. Et aujourd’hui, je suis heureux » raconte Nalau derrière sa petite timidité.

 

Si Nalau reprend goût à la vie et surmonte progressivement ses peurs, c’est grâce à un programme mis en place par l’UNICEF basé sur le jeu et les loisirs récréatifs. Pour s’aérer l’esprit, et vivre les petits plaisirs que devraient connaître chaque enfant…

Le jeu et le sport comme vecteurs de résilience pour les enfants traumatisés

Après une catastrophe telle que le cyclone Pam, l’urgence était de protéger les enfants affectés. C’est pourquoi l’UNICEF a notamment mis en place le programme « Just Play » qui a pour but de protéger les enfants du Vanuatu grâce à un soutien psychologique à travers le jeu et le sport. Ces deux activités jouent un rôle capital pour le développement, le bonheur et le bien être des enfants, notamment les plus traumatisés.

Dès les premiers mois, ce programme d’urgence a été développé au sein des écoles pour favoriser la résilience des enfants situés dans les zones les plus endommagées par le passage du cyclone. Tavai, 27 ans, est un travailleur social spécialisé dans la protection de l’enfance. Il a aidé le petit Nalau à vaincre ses pensées noires en le faisant participer au programme « Just Play » dans son école Sorovanga, à Port Vila la capitale du Vanuatu. « Nous avons fait plusieurs activités autour du jeu et du sport pour que les enfants puissent extérioriser leurs émotions, explique Tavai. J’ai demandé aux enfants de s’exprimer sur leur traumatisme du cyclone. Pour faciliter la communication entre nous, nous avons créé un cercle en nous tenant la main, et tous les enfants ont pu témoigner calmement, sauf Nalau qui est resté silencieux. Quand j’ai reposé la question à Nalau sur son vécu de la catastrophe, il m’a alors répondu d’une petite voix « Mon papa est mort à cause du cyclone ». Je n’ai plus trouvé mes mots pendant quelques secondes… »

Le processus de récupération d’un traumatisme est long. Les équipes de l’UNICEF s’arment de patience et font preuve de compassion pour aider chaque enfant traumatisé à se reconstruire personnellement.

Aujourd’hui, Nalau et ses copains de classe sont tout simplement heureux grâce à vos dons qui ont permis de financer notre programme. Et donc de leur venir en aide.
 

Après l’urgence, place à la reconstruction

La première phase d’urgence est terminée depuis fin juillet 2015. Désormais, l’enjeu de l’UNICEF est de mener cette nouvelle phase de reconstruction avec un plan de résilience sur les deux prochaines années. Le cyclone a affecté 166 600 personnes dont 82 000 enfants, et les défis à relever sont nombreux.
Priorité à « Reconstruire en mieux », un principe qui s’applique à la fois au matériel, par exemple en reconstruisant des bâtiments selon des normes plus strictes, et à l’humain par exemple en encourageant la sensibilisation et la participation des communautés sur leurs enjeux nationaux. Voire internationaux, à l’image des discussions primordiales qui vont avoir lieu pendant la COP 21 à Paris en cette fin d’année.

La voix des enfants doit être écoutée et prise en compte dans les décisions internationales pour lutter contre le changement climatique, car les enfants sont les premiers à en subir l’impact.

 
 

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