Tous à l’eau…contre la noyade

Publié le 08 septembre 2009 | Modifié le 31 août 2015

Au Bangladesh, 17 000 enfants meurent chaque année par noyade. Pour lutter contre cette cause de mortalité, l’Unicef et ses partenaires donnent des leçons de natation aux petits Bangladeshi.

Le Bangladesh a connu de nombreux fléaux : cyclone, malnutrition, rougeole, diarrhée. Toutes ces causes de décès n’ont pas été enrayées. Mais des progrès considérables ont été enregistrés grâce aux vaccins et aux soins. Les autorités et travailleurs humanitaires sur place peuvent donc à présent s’attaquer aussi à des causes de décès plus méconnues.

Changements climatiques

C’est au Bangladesh que la part d’enfants perdant la vie par noyade est la plus élevée. 17 000 petits Bangladeshi meurent dans les eaux chaque année. Dans ce pays aux nombreux deltas, rivières, rizières et étangs, les risques sont partout. Et les morts par noyade pourraient encore augmenter avec les changements climatiques et la multiplication des catastrophes naturelles. L’Unicef et ses partenaires ont donc décidé de donner des leçons de natation aux jeunes Bangladeshi. « C’est très important pour le Bangladesh, certains estiment que si le niveau de la mer augmente d’un mètre d’ici 100 ans, un tiers du Bangladesh pourrait disparaître sous les eaux», explique Carel de Rooy, représentant de l’Unicef dans le pays.

Dans ces cours de natation, les enfants apprennent à nager mais également à sauver la vie d’autres personnes. 35 000 jeunes ont déjà été formés. Ils ont notamment découvert les techniques pour sauver une personne en difficulté, sans risquer eux-mêmes la noyade. Comme, tout simplement, utiliser un bâton pour secourir quelqu’un, sans sauter dans l’eau.

 

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