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Une petite fille dans un abri temporaire à Hatay, en Türkiye, le 1er mai, après les deux séismes dévastateurs qui ont frappé le sud-est de la Türkiye. ©UNICEF/UN0835817/Kiliç
Une petite fille dans un abri temporaire à Hatay, en Türkiye, le 1er mai, après les deux séismes dévastateurs qui ont frappé le sud-est de la Türkiye. ©UNICEF/UN0835817/Kiliç

Tremblements de terre en Turquie et en Syrie : un an après, les conséquences continuent d’affecter les enfants

New York/Amman/Genève/Paris, le 6 février 2024 – Un an après les tremblements de terre les plus meurtriers de l’histoire récente de la Turquie et de la Syrie, les effets de la catastrophe persistent pour les enfants. Pour ceux qui se trouvent en Syrie, l’impact est aggravé par les effets d’une crise humanitaire plus large.

Les deux premiers séismes dévastateurs du 6 février 2023, suivis de milliers de répliques, ont tué et blessé des milliers d’enfants dans les deux pays, laissé des familles sans abri et sans accès aux services essentiels, notamment l’eau potable, l’éducation et les soins médicaux, et augmenté les risques en matière de protection pour les enfants vulnérables. L’aide humanitaire a apporté un certain degré de soutien, mais, en particulier pour les enfants syriens, les cycles persistants de conflit et de crise continuent de mettre en péril la vie et le bien-être des enfants.

En Syrie, près de 7,5 millions d’enfants ont toujours besoin d’une aide humanitaire. En Turquie, 3,2 millions d’enfants ont encore besoin de services essentiels, et l’UNICEF prévoit de venir en aide à 1,7 million d’enfants parmi les plus vulnérables en 2024.

« Les tremblements de terre qui ont frappé la Turquie et la Syrie il y a un an ont bouleversé la vie de millions d’enfants en l’espace d’une minute. Des milliers de vies se sont éteintes, des maisons, des écoles et des centres de santé ont été détruits, ainsi que tout sentiment de sécurité pour de nombreux enfants », a déclaré la directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell, qui s’est rendue dans les deux pays quelques semaines seulement après les premiers tremblements de terre. « Le soutien du gouvernement et les efforts humanitaires ont aidé les familles à reconstruire lentement leur vie et ont permis aux enfants de faire face à ce qu’ils ont enduré. Mais beaucoup trop de familles, en particulier dans le nord de la Syrie, continuent d’être touchées par une crise humanitaire dont on ne voit pas la fin ».

En Syrie, près de 13 ans d’hostilités, de destructions et de crises humanitaires continues ont plongé les enfants au cœur de l’une des situations d’urgence les plus complexes au monde. Près de 7,5 millions d’entre eux ont besoin d’aide en raison de l’aggravation de la crise économique, de la poursuite des hostilités localisées, des déplacements massifs et de l’effondrement des infrastructures publiques, de nombreux services de base étant sur le point de disparaître. Les systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement ainsi que les services de santé publique sont soumis à d’énormes pressions, après des années d’investissements limités, voire inexistants. Les enfants sont donc exposés à des épidémies récurrentes, aggravées par une sécheresse prolongée et une crise de l’eau, ainsi qu’à l’insécurité alimentaire, ce qui contribue à accroître la malnutrition et la mortalité infantiles. Environ 90 % des familles du pays vivent dans la pauvreté et plus de 50 % sont en situation d’insécurité alimentaire.

La crise économique actuelle aggrave également les mécanismes d’adaptation négatifs auxquels peuvent recourir les familles et affecte particulièrement les ménages tenus par des femmes, tout en contribuant à la normalisation de la violence sexiste et de l’exploitation des enfants.

En Turquie, les tremblements de terre ont perturbé l’éducation de plus de 4 millions d’enfants. L’UNICEF a aidé près d’un million d’entre eux à accéder à l’éducation formelle et non formelle. Bien que des efforts considérables aient été déployés pour améliorer l’accès à l’éducation, de nombreux enfants des zones sinistrées de Turquie ne sont toujours pas scolarisés.

L’UNICEF travaille avec le gouvernement et ses partenaires de la société civile pour répondre aux besoins immédiats et à long terme de 4,7 millions de personnes, dont 2,4 millions d’enfants. Il s’agit notamment de la fourniture d’un soutien psychosocial et de santé mentale à plus de 1,5 million d’enfants et de personnes s’occupant d’eux, et de l’approvisionnement en eau salubre de plus de 3 millions de personnes.

En Turquie, l’UNICEF lance un appel de 116 millions de dollars pour poursuivre son travail d’aide aux enfants affectés par les tremblements de terre et reconstruire des bases solides pour un développement à plus long terme.

En Syrie, l’appel de l’UNICEF pour 2024 nécessite 401,7 millions de dollars afin d’apporter une bouée de sauvetage vitale à 8,5 millions de personnes, dont 5,4 millions d’enfants. Les besoins de financement les plus importants concernent l’eau et l’assainissement, la santé et l’éducation, tandis que la protection reste une priorité absolue.

« La situation des enfants affectés en Turquie ne cesse de s’améliorer, mais il y a encore beaucoup à faire  », a déclaré Catherine Russell. « En Syrie, la situation humanitaire des enfants et des familles continue de s’aggraver. Sans davantage d’efforts humanitaires et de ressources pour rétablir les services essentiels tels que l’éducation, l’eau et les systèmes d’assainissement, les enfants syriens continueront d’être confrontés à un cercle vicieux de privations et de crises. »

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