Baisse de l’APD: nouvelle déception !

Publié le 30 septembre 2015 | Modifié le 30 septembre 2015

L’UNICEF France s’alarme de la nouvelle baisse de l’aide publique au développement (APD) en 2016 suite à la présentation du projet de loi de finances pour l’année 2016 en conseil des ministres le 30 septembre. Cette baisse, qui intervient pour la cinquième année consécutive, éloigne encore la France de l’objectif fixé par la communauté internationale de 0,7% du revenu national brut consacré à l’APD, qu’elle s’était pourtant engagée à atteindre.

Paris, le 30 septembre 2015 – L’UNICEF France exprime ses vives inquiétudes quant à l’effet de cette nouvelle baisse sur les femmes et les enfants vulnérables ainsi que sur tous les progrès réalisés en matière de santé maternelle et infantile, d’accès universel à l’éducation ou encore de protection des enfants piégés dans les conflits armés. Les urgences, elles, ne diminuent pas : conflits armés, épidémies, catastrophes naturelles…
A l’heure où plus de 230 millions d’enfants vivent dans des zones touchées par un conflit armé, soit un enfant sur dix, et où plus de 600 millions vivent dans l’un des dix pays les plus impactés par le changement climatique, un effort budgétaire est indispensable en faveur des femmes, des adolescents et des enfants qui en ont le plus besoin.

L’adoption des Objectifs du Développement Durable par l’Assemblée générale des Nations Unies, ainsi que la perspective de la Conférence des parties sur le changement climatique (COP 21) en décembre à Paris soulignent pourtant bien la nécessité d’agir afin que les objectifs fixés puissent être atteints.

La baisse prévue par le projet de loi de finances 2016 balaie les espoirs et les attentes légitimement suscités par les annonces présidentielles successives ces dernières semaines, tant sur le front de la crise des réfugiés et migrants que lors de l’Assemblée générale des Nations unies.

En tant qu’Etat partie à la Convention relative aux Droits de l’Enfant, la France est tenue de garantir et promouvoir les droits de tous les enfants. En janvier 2016, elle sera entendue par le Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies et devra justifier sa politique de solidarité internationale et son engagement financier en faveur des enfants et adolescents les plus vulnérables.

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