Crise des migrants : autorisation pour l'UNICEF d'augmenter ses interventions en Grèce

Publié le 31 mai 2016 | Modifié le 19 septembre 2018

Face aux inquiétudes liées au nouvel afflux de réfugiés et migrants à destination de l'Europe, l’UNICEF adapte sa stratégie de soutien à la réponse des autorités et de la société civile en Grèce, où les besoins humanitaires et à plus long terme de plus de 22 000 enfants augmentent.

Athènes/Genève le 31 Mai, 2016 - La crise des réfugiés et migrants était au centre du déplacement de Mme Nana Mouskouri, chanteuse de renom, humanitaire et ambassadrice de l'UNICEF, et de Mme Marie-Pierre Poirier, Coordinatrice Spéciale UNICEF pour la crise des réfugiés et des migrants en Europe.

Après sa visite dans des centres pour réfugiés à Athènes, Mme Mouskouri a déclaré avoir été très émue par ce qu’elle avait vu, et par les récits des réfugiés qu’elle avait écoutés.

« Ce sont des personnes très vulnérables – femmes, enfants, et les hommes aussi. Ils sont très fragiles. Je vois également que les citoyens grecs sont toujours très généreux, et ils sont là pour aider. »

Actuellement, les projets soutenus par l’UNICEF comptent notamment un centre d’accueil pour les femmes et les enfants réfugiés ou migrants , géré en partenariat avec l’ONG locale Faros, et une unité mobile de protection de l’enfance sur le Port du Pirée, pilotée avec une autre ONG grecque, Solidarity Now.

Après une série de rencontres avec des représentants du Gouvernement, Mme Poirier a souligné la détermination de l’UNICEF à soutenir le travail déjà accompli pour les réfugiés et migrants par le Gouvernement et d'autres partenaires, dans un moment de grande austérité économique.

« L’UNICEF est très fier de faire partie de cette mobilisation nationale. La Grèce fait beaucoup, et nous voulons soutenir ces efforts. Notre attention particulière sur les enfants qui sont les plus vulnérables est appréciée, avec pour priorités le Développement de la Petite Enfance pour les très jeunes enfants, l’éducation, la vaccination et la protection de l’enfance, » a dit Mme Poirier.

Elle a déclaré que l’UNICEF portait également une attention particulière aux besoins de protection des enfants les plus vulnérables, notamment ceux qui arrivent non accompagnés, en complément du travail d’EKKA, le Centre National pour la Solidarité Sociale. Il y a actuellement environ 2 000 enfants réfugiés ou migrants non accompagnés et séparés en Grèce.

« Il reste encore beaucoup de choses à faire, » a ajouté Marie-Pierre Poirier. « L’attention donnée aux enfants doit passer au niveau supérieur. »

Après avoir visité le Centre d’hospitalité pour réfugiés de Kara Tepe sur l’île de Lesbos, Mme Poirier a rendu hommage au travail de la collectivité municipale et au responsable du centre, Stavros Mirogiannis, pour la création d’un centre bien structuré et harmonieux pour les familles réfugiées.

Plus d'un million de réfugiés et de migrants sont passés par la Grèce depuis janvier 2015, faisant du pays le point d’accès le plus important d’Europe. La plupart d’entre eux arrivent en ayant survécu à de dangereuses traversées en mer depuis la Turquie.

Depuis la mise en place de nouvelles restrictions aux frontières dans les Balkans et de l’accord UE-Turquie, au moins 54 000 réfugiés et migrants sont toujours bloqués en Grèce.

Les besoins humanitaires de cette population réfugiée et migrante augmentent, avec des familles qui ont besoin d’un abri sûr et digne, de soutien basique et de services médicaux. De nombreux enfants réfugiés et migrants ont été déscolarisés pendant des mois, ou même des années, et ont besoin d’un accès à l’éducation. Les enfants qui ne sont pas accompagnés ou qui ont été séparés de leurs familles sont d’autant plus vulnérables aux risques d’exploitation et d’abus.
 

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