Lancement d’un nouveau fonds pour remédier à la crise mondiale de l’éducation

Publié le 24 mai 2016 | Modifié le 24 mai 2016

"Education Cannot Wait" (l’éducation ne peut pas attendre) a pour objectif d’apporter une éducation de qualité d’ici les cinq prochaines années à 13,6 millions d’enfants et de jeunes vivant dans un contexte de situations d’urgence et de crises durables

ISTANBUL, 23 mai 2016 – Les organisations internationales et nationales donnent aujourd’hui le coup d’envoi à un nouveau fonds destiné à mieux coordonner l’aide à l’éducation pour les enfants et les jeunes touchés par les situations d’urgence à caractère humanitaire et les crises durables et à favoriser l’investissement dans celle-ci.

Aujourd’hui, un enfant sur quatre de la planète en âge d’être scolarisé - près d’un demi-milliard – vit dans des pays touchés par des crises. Environ 75 millions de ces enfants et jeunes n’ont soit pas accès à l’éducation, soit reçoivent un enseignement de mauvaise qualité ou bien risquent tout simplement d’abandonner leurs études.

L'éducation ne peut pas attendre

L’éducation ne peut pas attendre – un fonds pour l’éducation dans les situations d’urgence – dont la création a été annoncée pendant le Sommet humanitaire mondial d’Istanbul, a pour but d’aider au cours des cinq prochaines années plus de 13,6 millions d’enfants et de jeunes vivant dans des situations de crise comme les conflits, les catastrophes naturelles et les épidémies en leur offrant une éducation de qualité, puis, d’ici 2030, 75 millions d’enfants et jeunes ayant absolument besoin d’accéder à l’éducation.

Dubai Cares, le Département du développement international du Royaume-Uni, le Gouvernement des États-Unis, la Norvège, les Pays-Bas et l’Union européenne ont tous jusqu’à présent apporté une contribution financière.
Sur la planète, les systèmes éducatifs sont détruits par les conflits armés violents, les catastrophes naturelles et les situations d’urgence sanitaire, privant les enfants des qualifications dont ils ont besoin pour bâtir des communautés et des économies sûres et solides quand ils atteignent l’âge adulte.
En moyenne, moins de 2 % de l’aide humanitaire est affectée au financement de l’éducation. De plus, des systèmes éducatifs équipés pour faire face à des crises durables ne peuvent pas être créés à partir d’appels de fonds à court terme et aléatoires. L’éducation ne peut pas attendre, qui a un objectif de financement de 3,85 milliards de dollars des États-Unis pour cinq années, a pour but de combler l’écart entre les interventions humanitaires pendant des crises et le développement à long terme ultérieur grâce à un financement prévisible.

Une collaboration internationale

« Il faut pouvoir de toute urgence garantir que les enfants contraints de trouver refuge quelque part ne soient pas privés d’accès à l’éducation. L'éducation ne peut pas attendre a le potentiel  de tracer la voie à suivre en créant les outils dont nous avons besoin pour organiser l’éducation et apporter la promesse de libérer de nouvelles sources de financement », a dit Gayle Smith, Administratrice  de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

« Aujourd’hui, 37 millions d’enfants vivant dans des situations de conflit ou de crise ne sont pas scolarisés. Toute une génération de jeunes est privée d’accès à l’éducation, se retrouvant ainsi lésée de son avenir, et il n’existe pas de base pour un avenir pacifique et stable. Leur éducation ne peut pas attendre, ni notre soutien pour celle-ci », a déclaré Justine Greening, Secrétaire du développement international au Royaume-Uni.

« Le Royaume-Uni conduit les efforts engagés pour répondre à ce défi international, apporte son aide à la mise en place de l’initiative Non à une génération perdue avec l’UNICEF et ses partenaires pour éduquer les enfants syriens réfugiés mais ceux-ci ne représentent qu’une partie des enfants sinistrés de la planète. C’est la raison pour laquelle le Royaume-Uni apporte son soutien à l’initiative L’éducation ne peut pas attendre en s’engageant à hauteur de 30 millions de livres. Le Royaume-Uni veut voir la communauté internationale accroître ses efforts pour aider tous les enfants en leur apportant la scolarisation dont ils ont besoin, cela afin de rendre leur avenir meilleur. »

« À cause du nombre considérable d’enfants affectés, il faut agir maintenant. Ces jeunes sont privés d’enseignement et ceci est en train de devenir une « véritable crise internationale » qui pèsera sur le monde pour des générations à venir », a affirmé  Gordon Brown, Envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale.

« Ce nouveau fonds permettra de créer le lien indispensable entre l’aide humanitaire et le développement à long terme qui garantit que l’éducation des enfants n’est pas oubliée », a dit Julia Gillard, Présidente du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE). « Le GPE soutient résolument L’education ne peut pas attendre et est déterminé à ce qu’il réussisse afin que les enfants puissent continuer à aller à l’école pendant les périodes de conflit, de situation d’urgence et de crise durable. »

« Aujourd’hui, 75 millions d’enfants sont privés de leur droit à l’éducation à cause de situations d’urgence à caractère humanitaire et de crises diverses. L’éducation est essentielle si nous voulons donner un avenir à ces enfants. Le lancement de L’éducation ne peut pas attendre ne pouvait pas avoir lieu à un moment plus opportun », a déclaré Lilianne Ploumen, Ministre du commerce extérieur et du développement aux Pays-Bas.

« C’est la bonne initiative au bon moment. Nous devons accroître nos efforts pour apporter une éducation de qualité aux enfants et aux jeunes qui se trouvent dans les zones de conflit et de crise. Nous ne pouvons pas nous permettre un avenir avec des millions d’enfants sans éducation », a affirmé Børge Brende, Ministre norvégien des affaires étrangères.

« Les enfants n’ont pas besoin d’avoir accès à l’éducation même dans les situations d’urgence ; ils en ont surtout besoin dans les situations d’urgence », a dit Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF. « Sans éducation, comment pourront-ils acquérir les connaissances et les aptitudes nécessaires pour se forger un avenir et, un jour, apporter leur aide à la construction d’un avenir plus stable et plus pacifique pour leurs sociétés ? Et comment pouvons-nous espérer atteindre nos objectifs mondiaux de développement si nous ne portons pas toute notre attention sur les enfants confrontés à des crises humanitaires et qui représentent aujourd’hui presque la moitié des enfants non scolarisés ? »

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