Urgence

Un million d'enfants en danger de mort

Dans 8 pays du Sahel, la situation alimentaire et nutritionnelle s’est fortement dégradée. Les mois les plus périlleux restent à venir, alors que les réserves de nourriture des familles touchent à leur fin et que les prochaines récoltes ne sont pas attendues avant octobre. Sur le terrain, l'Unicef est déjà mobilisé, parce qu’une intervention précoce permet de sauver plus de 9 enfants sur 10. Mais pour cela, l’Unicef manque encore de financements, et sollicite la générosité de ses donateurs.

Urgences nutritionnelles

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Un million d'enfants en danger de mort
Un soutien financier continu est indipensable à l'Unicef pour poursuivre ses interventions au Sahel.
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Mali : un conflit par-dessus la crise


Le conflit en cours dans le nord du Mali et les déplacements de population qu’il provoque, à l’intérieur même du pays ou en direction des pays voisins (Mauritanie, Burkina Faso, Algérie, Niger) fragilise encore un peu plus une population déjà vulnérable et représente une pression additionnelle sur les ressources déjà limitées des communautés d’accueil. L’impact du coup d’Etat du 22 mars s'ajoute aux incertitudes pesant sur la région.

 

 

 

Une grave crise alimentaire et nutritionnelle se profile dans la région du Sahel, où plus de 10 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. En 2012, on s’attend à devoir prendre en charge plus d’un million d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère. Les difficultés d’accès aux soins et aux infrastructures d’eau et d’assainissement exacerbent encore cette situation, porteuse de risques pour la protection et la scolarisation des enfants.

Cette crise s’étend sur 8 pays à travers la région sahélienne, dont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, ainsi que les régions nord du Cameroun, du Nigeria et du Sénégal.
 

Soigner la malnutrition aiguë sévère pour sauver des vies

 
L’Unicef a acheminé sur le terrain des quantités d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi (ATPE, ou ready-to-use therapeutic food, RUTF, dont la marque la plus répandue est Plumpy’nut®) suffisantes pour soigner jusqu’à la fin du mois de juin tous les enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aiguë sévère. Pris en charge à temps avec ce type de produits efficaces, plus de 9 enfants sur 10 guérissent.
 
De plus, notre organisation prévoit de déployer un total de 90 employés en renfort des équipes déjà sur le terrain pour soutenir la montée en puissance des activités. 68 postes sont pourvus ou sur le point de l’être, mais des fonds supplémentaires sont urgemment nécessaires pour recruter sans tarder les 22 personnes qui manquent.
 

Mettre en place une réponse durable à la malnutrition

 
Au-delà de l’indispensable prise en charge des cas de malnutrition aiguë sévère dans toute la région du Sahel pour sauver la vie de centaines de milliers d’enfants, il est crucial de s’attaquer aux causes sous-jacentes et structurelles de la malnutrition pour une efficacité durable de l’intervention d’urgence. Dans cette logique, l’Unicef, en lien avec les gouvernements et les autres partenaires de l’aide présents dans la région, a élaboré pour chacun des 8 pays touchés, des plans de préparation et de réponse à l’urgence qui incluent un ensemble intégré d’interventions sur la nutrition, la santé, l’eau, hygiène et assainissement, l’éducation, la protection et la promotion de bonnes pratiques sanitaires. Mais les financements pour ces activités sont encore insuffisants.
 

90 millions d’euros demandés, 28 millions reçus : besoin d’argent

 
Dans son appel de fonds pour faire face aux urgences lancé début février à la publication du rapport Action Humanitaire pour les Enfants 2012, l’Unicef a demandé 90 millions d’euros pour la crise dans la région du Sahel. A ce jour, moins du tiers de cette somme (28,3 millions d’euros) a été reçu.
 
Un soutien continu des donateurs et bailleurs de fonds est essentiel pour permettre à l’Unicef d’augmenter ses interventions dans les 8 pays touchés par la crise, avec des déficits à combler particulièrement dans le domaine de l’eau et de l'assainissement, de la protection de l’enfant et de l’éducation.  

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Réactions (2)

JeanPierreMichel

"Trop d'aide alimentaire pas assez de développement. "URGENCE" ?

"Trop d'aide alimentaire, pas assez d'éducation et de santé"

"Tout ceci est une question de priorité. La communauté internationale a toujours favorisé l’aide alimentaire - qui permet d’écouler les surplus des systèmes agricoles occidentaux - au développement.

Ainsi en 2009, les dépenses du Programme alimentaire mondial (Pam) dépassaient les 8 milliards de dollars (5 milliards d’euros). Tandis que la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, dépensait seulement 266 millions de dollars (191 millions d’euros) dans des programmes de soutien aux agriculteurs des pays en voie de développement. Un fossé qui devrait s’accentuer.

Dans un récent rapport, la Banque mondiale recommande aux agences d’aide humanitaire (Unicef, Pam) d’augmenter leurs achats de produits de traitement et de prévention (type Plumpy'nut et Plumpy'doz) pour atteindre 6,2 milliards de dollars par an, soit 4,4 milliards d’euros (contre 250 millions d’euros aujourd’hui)."

Tiré de " La faim au Sahel, les vraies causes et les solutions" Anne Guion – La Vie, publié le 09/05/2012

hayatou

#SAHELNOW !

Le Sahel est actuellement accablé par une terrible crise alimentaire qui devient de plus en plus inquiétante !
À l'heure actuelle, ces pays sont soumis à des conditions pires que l’an passé. «La sécheresse, la pauvreté chronique, les prix élevés des denrées alimentaires, des déplacements et des conflits sont à l’origine de cette crise» déclare l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) qui demande 75,4 millions de dollars pour soutenir plus de 7.4 millions d'individus dans cette région tandis que le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), de son côté, a demandé aux gouvernements près de 120 millions de dollars pour lutter contre cette crise, l’UNICEF ne possédant que 30 millions dans sa caisse destiné aux aides urgentes.

Les Nations Unies estiment que plus de 10 millions de personnes au total sont en danger de mourir de faim parmi lesquelles près d’un million d’enfants. Les travailleurs humanitaires présents dans la zone disent que la situation est inquiétante tout comme les ambassadrices de l’UNICEF telles que Mia Farrow, Shakira ou encore la pop star Selena Gomez qui ont, elles aussi, exprimé leur inquiétude face à la situation.