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Le 29 novembre 2021, en République démocratique du Congo, une salle de classe pleine d'enfants lors d'un cours de rattrapage pour enfants déplacés. ©UNICEF/UN0579528/Mulala
Le 29 novembre 2021, en République démocratique du Congo, une salle de classe pleine d'enfants lors d'un cours de rattrapage pour enfants déplacés. ©UNICEF/UN0579528/Mulala

11 100 écoles fermées dans la région du Sahel en raison des conflits

Dakar, le 9 septembre 2022 – À l’occasion de la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques, Joining Forces – une alliance des six plus grandes ONG internationales travaillant pour et avec les enfants – et l’UNICEF, demandent aux gouvernements du Sahel, à la CEDEAO et à l’Union africaine d’adopter des politiques et des lois spécifiques pour mieux empêcher et répondre aux attaques contre les écoles dans la région du Sahel.

Alors que de nombreux parents font actuellement leurs achats de fournitures scolaires, des centaines de milliers d’enfants ne retourneront pas à l’école cette année. Dans le Sahel central et le bassin du lac Tchad, 11 100 écoles sont fermées en raison des conflits ou des menaces proférées à l’encontre des enseignants et des élèves. Le nombre d’attaques contre des écoles en Afrique occidentale et centrale a plus que doublé entre 2019 et 2020. De nombreuses salles de classe ont été brûlées et certaines écoles sont occupées par des groupes ou des forces armées.

« Un jour, nous étions à l’école et des gens sont venus nous dire de fermer l’école. Ils nous ont donné le temps de partir et ont dit que s’ils revenaient et trouvaient quelqu’un dans l’école, ils le tueraient », raconte une jeune fille de 13 ans originaire du Burkina Faso.

Étant donnés les conflits en cours et le fait que la reconstruction ou la rénovation de ces écoles sera lente et difficile, l’accès à des possibilités d’éducation alternatives pour les enfants dont les écoles sont fermées doit être une priorité. La moitié de la population de cette région a moins de 18 ans, et ces fermetures, combinées à l’appauvrissement croissant de la population, risquent de provoquer une baisse disproportionnée de l’accès des filles à l’éducation, creusant encore plus l’écart entre les genres, et entraînant une augmentation de pratiques comme le mariage des enfants et les grossesses précoces.

La campagne #SafeSchools pour préserver le droits des enfants à l’éducation

La campagne #SafeSchools menée par Joining Forces et l’UNICEF met en garde contre l’impact négatif de la crise au Sahel sur l’accès et le maintien des enfants à l’école et appelle au respect de leurs droits à accéder à l’éducation et à bénéficier d’un environnement scolaire inclusif et sûr.

« En cette Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques, la campagne #SafeSchools exhorte les gouvernements sahéliens, la CEDEAO et l’Union africaine à agir. Nous attendons d’eux qu’ils prennent des mesures concrètes à leur portée, comme l’adoption d’une déclaration interdisant l’instrumentalisation militaire des écoles et la mise en œuvre de la Déclaration sur la sécurité des écoles », a déclaré Carla Denizard, directrice régionale de World Vision, au nom de la coalition Joining Forces.

L’impact des attaques sur les écoles est amplifié par l’accès inéquitable à l’éducation préexistant. Les budgets nationaux consacrés à l’éducation au Sahel n’ont cessé de diminuer au cours de la dernière décennie.

« Les attaques contre les écoles, les étudiants et le personnel éducatif sont des attaques contre le droit des enfants à l’éducation et contre leur avenir », a déclaré Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « Sans accès à l’éducation, une génération entière d’enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre vivant en situation de conflit grandira sans les compétences nécessaires à réaliser son potentiel et à jouer pleinement son rôle au sein des familles et des communautés, et à contribuer à son pays et son économie ».

Tous les enfants ont le droit de bénéficier d’une éducation et d’écoles sûres. Rejoignez la campagne #SafeSchools au Sahel pour mettre fin aux attaques contre les écoles.

Notes aux rédacteurs :

  • Joining Forces est une alliance des six plus grandes ONG internationales (ChildFund Alliance, Plan International, Save the Children International, SOS Children’s Villages International, Terre des Hommes International Federation et World Vision International) qui travaillent pour et avec les enfants de moins de 18 ans afin de faire respecter leurs droits et de mettre fin à toute violence à leur encontre. Pour plus d’informations : https://joining-forces.org/
  • La campagne #SafeSchools au Sahel est menée conjointement par l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et Joining Forces pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.