20 000 vies sauvées en Côte d’Ivoire

Publié le 14 septembre 2009 | Modifié le 31 mars 2016

Vaccination, promotion de l’hygiène, moustiquaires… Le taux de mortalité infantile a baissé en Côte d’Ivoire ces dernières années. Une victoire. Mais les efforts doivent se poursuivre.

Le taux de mortalité infantile mondial a baissé depuis 1990, passant de 90 décès pour 1 000 naissances vivantes à 65 en 2008. En Côte d’Ivoire, 150 enfants sur 1000 n’atteignaient pas leurs 5 ans en 1990. Contre 127 aujourd’hui. Chaque année, 20 000 enfants ivoiriens sont donc sauvés.

Les enfants ivoiriens ne vivent pourtant pas dans un contexte stable et favorable. Le pays connaît des difficultés socio-économiques, aggravées par la crise mondiale. Mais le développement d’opérations peu coûteuses et à grande échelle a permis d’épargner un grand nombre d’enfants. Des interventions à haut impact et faciles à appliquer, comme la vaccination, la promotion du lavage de mains avec du savon et de l’allaitement maternel. Les communautés, les familles, les centres de soins ont aussi été encouragés dans le sens de l’utilisation de moustiquaires, du développement des consultations prénatales et de l’accompagnement des accouchements par un personnel formé. Des actions ont également été menées pour prévenir la transmission du virus du VIH/sida de la mère à l’enfant. «Toutefois, le pays ne saura atteindre l’Objectif du Millénaire pour le Développement  consistant à réduire de deux tiers le taux de mortalité des moins de 5 ans d’ici 2015, par rapport au chiffre de 1990, si des efforts supplémentaires ne sont pas entrepris » tempère Maarit Hirvonen, représentante de l’Unicef en Côte d’Ivoire.

Malnutrition et sida comme toiles de fond

Le paludisme continue de tuer des enfants. Environ 40% des décès des moins de 5 ans ont cette maladie pour cause principale. Les maladies diarrhéiques comptent quant à elles pour 15% de la mortalité infantile. L’accès à l'eau potable reste en effet peu répandu en milieu rural. Une personne sur trois n’y a pas accès là-bas. Le système d'assainissement est parfois inexistant ou obsolète : en dehors des villes, trois personnes sur quatre ne disposent pas encore de latrines. Cela favorise le développement de maladies transmissibles.

Dans plus de la moitié des décès des moins de 5 ans, une cause sous-jacente : la malnutrition. Une enquête de 2008 montre qu’un enfant sur six souffre de malnutrition dans le nord du pays, contre un enfant sur 20 à Abidjan. Le VIH/sida se cache également derrière beaucoup de ces décès de jeunes Ivoiriens, le pays étant parmi les plus infectés de l’Afrique de l’ouest. Près de 5 personnes sur 100 sont touchées par ce virus en Côte d’Ivoire.

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