Assya, 10 ans, vaccinée contre la rougeole – sans pleurer !

Publié le 01 avril 2016 | Modifié le 06 avril 2016

[Djibouti] Même les grandes filles doivent être vaccinées. C'est désormais fait pour Assya, qui a détourné les yeux... mais n'a pas versé une larme ! Quand on vit comme elle loin des services de santé, la prévention c’est vital ; alors grâce à vos dons, les campagnes de vaccination de l’UNICEF vont essayer d’atteindre chaque enfant, même dans les endroits les plus reculés…

Assya détourne le regard pour ne pas voir l’aiguille qui s’approche de son bras, en espérant que cela l’aide à surmonter la douleur de la piqûre. Maintenant qu’elle vient d’avoir 10 ans et n’est plus un bébé, elle ne veut pas pleurer. Et plus encore, elle sait au fond d’elle que cette piqûre vaut le coup : cela va l’aider à rester en bonne santé.

Quand l’infirmier a terminé, Assya quitte en silence la toukol – une hutte transportable faite de branches et couverte de nattes – qui sert pour l’occasion de centre temporaire de vaccination. Ca y est, elle l’a fait ! Elle s’est fait vacciner et n’a pas versé une larme !
 

Habiter une zone isolée

Rester en bonne santé est précieux à Otoye, un village isolé de la région de Tadjourah à Djibouti, où il n’y a ni centre de santé, ni réseau de téléphone, et donc aucune possibilité de faire appel à de l’aide en cas de besoin. Quand Assya ou ses frères et sœurs tombent malades, ils doivent marcher environ quatre heures jusqu’à Dorra, l’endroit le plus proche pour recevoir des soins ou des médicaments.

C’est pourquoi Assya est venue immédiatement quand elle a appris qu’une équipe de vaccination était arrivée à Otoye. Depuis dix jours d’affilée, des équipes se rendent dans les endroits les plus inhospitaliers de la région pour atteindre chaque enfant, dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre la polio et la rougeole organisée par le Ministère de la santé en collaboration avec l’UNICEF, l’OMS et d’autres partenaires.

« Je voudrais aller à l’école »

Quand Assya était plus petite, elle allait dans les champs s’occuper des chèvres – le moyen de subsistance de sa famille. Maintenant qu’elle est une grande fille, c’est sa plus jeune sœur qui s’en charge, et Assya a d’autres responsabilités : « Je vais chercher de l’eau là-bas, nous explique-t-elle en pointant le doigt au loin. J’y vais trois fois par jour : le matin, l’après-midi, et le soir ». Le point d’eau est à environ 3,5km de chez elle, distance qu’Assya parcoure en 30 à 40 minutes – cela dépend de la chaleur qui peut se faire écrasante…

Le retour prend toujours un peu plus de temps, ralenti par les lourds jerrycans remplis d’eau. Le temps qu’il lui reste, la petite fille le consacre à aider sa maman à préparer les galettes.

Mais il y a d’autres choses que les grandes filles font, et qu’Assya aimerait faire elle aussi. « Je voudrais aller à l’école » nous glisse-t-elle sur le ton de la confidence. Quand on lui demande ce qu’est l’école, Assya reste interdite, comme si c’était trop difficile à décrire. « L’école », un mot qui concentre tous les espoirs et les rêves inavoués d’Assya…

 

Pour aider d’autres enfants comme Assya à rester en bonne santé, vous pouvez envoyer sur le terrain, grâce à nos « Happy Box », des vaccins, une glacière pour assurer la chaîne du froid… ou encore un vélo pour les transporter de village en village !
Vous pouvez également faire un don en ligne afin de contribuer à nos programmes de santé, protection et éducation des enfants. Merci de votre soutien !

 

Sauver des vies

La vaccination sauve 2 à 3 millions de vies par an !
En situation d’urgence, comme dans la durée, elle fait partie des grandes actions menées par l’UNICEF.

Malheureusement, aujourd’hui encore, 1.5 million d’enfants meurent chaque année de maladies qui pourraient être évitées avec un simple vaccin. Aidez-nous à atteindre chaque enfant !

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