Bruno Jarry, l’éducation en tête

Publié le 27 septembre 2012 | Modifié le 11 janvier 2016

Au cœur de la mission éducative d’Issy-les-Moulineaux, « Ville amie des enfants » UNICEF depuis 2003, Bruno Jarry mise sur la responsabilisation des plus jeunes.

« Tout ça, ce sont des rencontres ». En même temps qu'il effleure le monticule de dépliants posés sur son bureau, Bruno Jarry résume le moteur de son action. Á l'écouter énumérer les initiatives de l’association Cultures, Loisirs, Animations d'Issy-les-Moulineaux (CLAVIM, Hauts-de-Seine) dans un débit continu, on pourrait trouver à ce philosophe et psychothérapeute de formation, touche-à-tout multi-diplômé, un petit air de théoricien éloigné du terrain. Or, le directeur du CLAVIM, passionné par les questions éducatives et leur application concrète, a les lunettes rondes pointées vers le réel. Et l'intellect tendu vers un objectif, une question que l'on devine obsédante : « Comment promouvoir une logique du mieux vivre ensemble ? »

 

L’apport de l’UNICEF

 

Fils de jardinier, originaire de Neuilly-sur-Seine, père de deux enfants de 5 et 10 ans, Bruno Jarry tente de répondre à cette interrogation depuis 1989, date de son arrivée à la ville d'Issy-les-Moulineaux comme simple animateur. Porté à la tête du CLAVIM en 1992, il n'a sans doute guère changé de mise depuis : une chemise bleue décontractée, des poignets sans montre et un pantalon trop court pour tomber sur des chaussures d'adolescent lui donnent un faux air de Tintin de la cause éducative. Mais le professeur Tournesol n'est jamais bien loin. Sur la question de l’apport du partenariat entre l’UNICEF et Issy-les-Moulineaux, le directeur de l’association répond « échanges, rencontres, collaboration. L’UNICEF nous a permis d’aller plus loin dans nos réflexions et la mise en œuvre d’un événement. Le CLAVIM avait cette posture éducative, cela nous a permis de la densifier et surtout de la partager ».

 

Partie prenante du dispositif « Ville amie des enfants » depuis 2003, Issy-les-Moulineaux fait feu de tout bois dans le suivi et la prise en charge des enfants de la commune. Avec, dans le rôle de l’étincelle, l’incontournable Jarry. On ne compte plus les initiatives développées par le CLAVIM - mandaté par la mairie - avec le soutien de l’UNICEF. Sous l’influence bienveillante du pédiatre et écrivain polonais Janusz Korczak, le père des droits de l’enfant et l’un des maîtres à penser de Bruno Jarry.

 

L’enfant comme sujet

 

En point d’orgue des actions entreprises tout au long de l’année, Issy célèbre la Quinzaine annuelle des droits de l’enfant. Qui, tout naturellement, déborde presque sur un mois. Hommage à l’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry, thématique « santé, éducation, protection », sensibilisation à l’écocitoyenneté – car « faire mal à la terre, c’est faire mal à l’enfance » -, les droits de l’enfant évoqués à travers l’art et la culture : tout est prétexte à créer du lien. Avec le souci constant, selon les mots de Bruno Jarry, de considérer les enfants « comme des sujets à part entière ». Aux grincheux qui estiment ne pas beaucoup entendre le mot « devoirs » dans la démarche du CLAVIM, Bruno Jarry répond « éthique de la responsabilité. Être responsable, c’est "répondre de", reconnaître l’autre dans sa différence ». Et, partant, le respecter.

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