Camille Lacourt, parrain de la Nuit de l’Eau : « Tous les dons sont utiles »

Publié le 06 mars 2018 | Modifié le 12 mars 2018

Camille Lacourt, quintuple champion du monde de natation, est le parrain de la Nuit de l’Eau. Le nageur est parti en Haïti du 20 au 23 février pour découvrir les programmes financés par cet événement.

La 11ème édition de la Nuit de l’Eau aura lieu le samedi 17 mars, à l’initiative de l’UNICEF France et de la Fédération française de natation. Chaque année, plus de 200 000 euros sont collectés pour l’UNICEF France et ces dons ont permis de soutenir des programmes d’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène au Togo puis en Haïti.

Haïti, le pays le plus pauvre des Caraïbes, souffre d’une épidémie de choléra depuis 2010 et 36% de la population n’a pas accès à l’eau potable. Les passages des ouragans Matthew et Irma ont encore plus fragilisé le pays.

Parrain de la Nuit de l’Eau depuis quatre ans, le champion du monde de natation Camille Lacourt s’est rendu sur place pour constater les progrès accomplis, et il revient avec nous sur ce voyage marquant.

Qu’est-ce qui vous a poussé à mettre votre notoriété au service des enfants du monde ?

C’est un vrai engagement personnel. Je soutenais des causes caritatives depuis longtemps, avant même de devenir célèbre. Je pense que ça vient de mon éducation. Je sais que je suis privilégié, j’ai eu la chance d’avoir beaucoup de choses, j’ai vécu de ma passion toute ma vie et j’ai envie de rendre un peu de cette chance. C’est important d’offrir de mon temps à des gens qui ont eu moins d’opportunités et qui souffrent. Si le fait d’être connu peut aider à faire passer des messages, tant mieux. Et puis, j’ai toujours été sensible à la cause des enfants.  En France, j’ai soutenu des associations qui s’occupent d’enfants malades, par exemple. Quand l’UNICEF France m’a appelé en 2013, cela m’a permis de m’engager auprès d’une organisation d’envergure internationale.

 

Camille Lacourt se rend à une pompe d’eau entretenue par l'UNICEF, à Mirebalais en Haïti avec l'UNICEF pour la Nuit de l'Eau 2018

Quel souvenir garderez-vous de ce voyage ?

C’est la deuxième fois que je viens en Haïti : j’étais déjà venu en 2013 et j’avais vu le travail mené contre le tétanos du nourrisson. Ce voyage m’avait vraiment déstabilisé. Je venais tout juste d’être père et j’ai pris conscience de tout ce qu’il restait à accomplir pour aider cette population qui mourait du tétanos. Cette fois-ci, c’est différent parce que j’ai vu que de nombreux progrès ont été réalisés au niveau de l’accès à l’eau. J’ai vu aussi les difficultés rencontrées pour amener l’eau des sources jusqu’aux habitations et tous les dégâts causés par les ouragans qui ont balayé l’île ces dernières années. Mais il y a une vraie progression.

Ce qui me marque le plus, ce sont les conditions de vie des enfants ! On n’a pas envie de les voir travailler ou marcher pour aller chercher de l’eau, c’est extrêmement choquant. Un enfant doit aller à l’école et rester loin des problèmes sanitaires. En Haïti, ils n’ont pas cette chance. En France, nous sommes à des années-lumière de tout ça, et ça fait vraiment relativiser par rapport à nos petits problèmes du quotidien.

Que diriez-vous à une personne qui hésite à faire un don ?

Quand on a la chance de venir sur le terrain et de voir tout le travail effectué, c’est important de témoigner, de dire que chaque petit geste compte. Tous les dons sont utiles, il y a déjà eu beaucoup d’avancées, mais il en reste encore à faire. Haïti, ce n’est pas que pendant les tremblements de terre. Ils sont en train de se relever mais ils ont besoin de nous. Alors j’espère que le plus grand nombre sera à nos côtés le 17 mars pour la Nuit de l’Eau et pour aider Haïti.

VOUS AUSSI, PARTICIPEZ À LA NUIT DE L'EAU !

Pour plus d'informations sur le voyage de Camille Lacourt en Haïti, consultez le carnet de mission.