Chloé et Marie : « Transmettre une conscience »

Publié le 21 juillet 2014 | Modifié le 19 septembre 2017

En quelques mois à peine, deux jeunes lycéennes ont organisé de nombreux événements pour sensibiliser leurs camarades de classe à la défense des droits des enfants. Rencontre.

Un matin de juin, nous découvrons sur notre page Facebook une photo étonnante : des dizaines de jeunes habillés en bleu, formant une gigantesque figure d’enfant avec leurs corps, brandissant ici et là des drapeaux UNICEF.
 
Au premier plan, deux jeunes filles portent une pancarte portant le nom de l’organisation. Elles s’appellent Chloé et Marie et sont deux élèves du Lycée Pierre Larousse de Toucy (89). Agées respectivement de 17 et 16 ans, elles ont rassemblé leurs camarades et professeurs lors d’une « BlueDay », dont le but était de sensibiliser leur lycée à la défense des droits des enfants.
 

« Les élèves sont vraiment motivés »

 
Chloé et Marie sont deux Jeunes Ambassadrices de l’UNICEF France. Créé il y a 8 ans, le programme Jeunes ambassadeurs permet aux lycéen(-ne)s ou aux jeunes de 16 à 18 ans volontaires de s’engager individuellement ou collectivement pour mener des projets de citoyenneté et de solidarité internationale.
 
Ce que l’on peut dire, c’est qu’elles prennent cette mission très au sérieux. Jeunes Ambassadrices depuis janvier, Chloé et Marie ont déjà organisé plusieurs événements au sein de leur lycée. En mars, elles ont tenu un stand UNICEF lors du carnaval qui s’est déroulé dans l’établissement : « Plein de gens sont venus nous voir, ils étaient vraiment intéressés. » Après la « BlueDay », elles ont de nouveau mobilisé leurs camarades lors d’une Flash Mob : « C’était difficile de l’organiser, mais on a été agréablement surprises par l’engagement des élèves. Plus d’une soixantaine d’entre eux sont venus ! »
 
En plus de donner du temps et de leur énergie pour la cause des enfants, Chloé et Marie disent en tirer des bénéfices personnels : « c’est certain que ça nous apporte des compétences. On est seules à organiser ces événements, il n’y a aucun adulte pour nous superviser. » Par ailleurs, elles estiment grâce à cela participer d’une manière très positive à la vie de leur lycée : « on rassemble les gens et on fait quelque chose ensemble. En relativisant à plusieurs, on oublie un peu nos problèmes… »
 

Poursuivre l’engagement

 
L’année prochaine, Chloé envisage d’afficher une carte du monde à l’entrée du lycée pour y montrer la situation des enfants, pays par pays. « On a envie de transmettre un savoir, une conscience de la chance que l’on a de recevoir une éducation », explique Marie. « Lorsqu’on expose les problèmes des enfants dans le monde aux autres élèves, ils nous disent que s’ils avaient su ils se seraient investis également. »
 
Pour leur avenir, les deux lycéennes ont des envies bien différentes. Si Chloé veut devenir professeure d’histoire, Marie, elle, veut faire carrière dans l’humanitaire, pourquoi pas en tant que chargée de programmes terrain. « Mais en restant en France. Je serai plus utile ici. » En attendant, les filles veulent continuer à sensibiliser leurs camarades sur la thématique des droits de l’enfant, en particulier à propos de l’éducation. « C’est facile, on est en plein dedans… »
 

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