Côte d'Ivoire : les enfants sont les premières victimes de l'instabilité politique

Publié le 18 janvier 2006 | Modifié le 31 mars 2016

Dans un contexte marqué par une guerre civile qui divise le pays depuis trois ans, la Côte d’Ivoire connaît une situation d’urgence  dont les principales victimes sont les enfants. En dépit de cette instabilité politique, l’UNICEF mène des actions cruciales dans les domaines de l’éducation, de la protection de l’enfance, de l’eau et de l’assainissement et de la santé.

Depuis que la crise a éclaté en 2002, plus de la moitié des enfants d'âge scolaire, soit près de 700 000 au total, ont été forcés d'abandonner leurs études. Les écoles de la moitié nord du pays, en particulier, ont été durement frappées. La plupart des enseignants ont été obligés de fuir et de nombreuses écoles ont été endommagées et pillées pendant les combats. Aucun examen national n'a eu lieu depuis plus de deux ans et demi, ce qui paralyse l'éducation de 600 000 enfants.

L'UNICEF estime qu'au-delà de sa mission d'enseignement pour les enfants, l'école constitue un environnement protecteur pour les garçons et les filles, particulièrement dans les temps de crise. C’est pourquoi, l’UNICEF a entrepris de réparer plus de 200 écoles endommagées et de soutenir la formation de 4 500 enseignants à travers tout le pays. En collaboration avec ses partenaires, l'UNICEF a aussi lancé une vaste campagne d'information sur le retour à l'école et distribue plus de 500 000 kits éducatifs.

L’impact de cette campagne intitulée « retour à l’école » a fait l’objet d’une évaluation en décembre 2005 qui a montré que le nombre d’écoles avait augmenté de 30% depuis son lancement.

En outre, en collaboration avec le Ministère de l'Éducation, l'UNICEF a créé un nouveau programme dont le but est de favoriser la paix et la tolérance en familiarisant les enfants à ces notions. Le programme n'a pu être mis en oeuvre que dans le sud du pays en raison de la paralysie des services de base qui frappe le Nord.

En décembre 2005, l’UNICEF a aussi installé des sanitaires dans 54 écoles primaires de Yamoussoukro et a lancé un programme de rénovation de 308 pompes hydrauliques dans la région de Man et de Korhogo. L’agence a également poursuivi sa campagne de vaccination massive contre la polio par la fourniture de 6 281,156 de doses de vaccins. En 2005, aucun cas de polio n’a été détecté alors que 17 cas avaient été dénombrés en 2004.

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