De l’eau et des latrines pour Haïti

Publié le 26 février 2010 | Modifié le 28 décembre 2015

A Léogane, Jacmel, Port-au-Prince et dans tous les camps de déplacés, les familles affectées par le séisme ont besoin d’eau potable et d’assainissement.

Pierre était avocat dans la petite localité de Léogane, à une heure de route de Port-au-Prince. Mais il a tout perdu lors du séisme du 12 janvier. Léogane se trouvait à proximité de l'épicentre du séisme et des quartiers entiers de la ville ont été rasés. Pierre vit aujourd'hui dans un abri improvisé avec sa femme, ses deux enfants et sa mère.

« Depuis que cela s'est produit, c'est très difficile pour nous parce que huit membres de notre famille sont morts, explique-t-il. La situation est vraiment difficile, particulièrement avec le petit, et à présent la pluie menace et nous ne pouvons pas nous protéger parce que nous vivons dans des tentes. » 
Pierre, sa famille et tous les autres déplacés ont besoin d’eau potable et de latrines près de leurs campements de fortune. L’Unicef et ses partenaires ont installé des réservoirs souples dans les camps partout dans Haïti et creusé des latrines pour éviter que les camps ne soient jonchés d'excréments humains. 

« Nous nous trouvons dans une phase d'urgence, ce qui signifie que nous devons fournir de l'eau et du matériel sanitaire de secours,  explique Rolando Wallusche Saul, spécialiste de l'eau et de l'assainissement à l'Unicef. Il y a une grande probabilité de propagation des maladies diarrhéiques, c'est pourquoi il est très important de construire des latrines. »

 

 « Avant de venir ici, j'avais peur »

 

La jolie localité côtière de Jacmel - auparavant destination touristique - a également subi d'importants dégâts à cause du tremblement de terre. Des milliers de personnes vivent ici dans des camps.

Dans le plus grand de ces camps, l'armée vénézuélienne a pu fournir des tentes militaires compartimentées pour les déplacés. L'Unicef et ses partenaires apportent continuellement de l’eau et construisent des latrines pour équiper un nombre toujours croissant de déplacés.

Malepa Oliali vivait dans les ruines de sa maison avant de venir dans le camp de Jacmel. « Ça va pour moi, dit-elle, au sujet de la vie dans le camp. J'utilise l'eau pour boire, cuisiner et me laver, les toilettes sont en cours de construction et j'ai une tente pour moi, mon mari et mes enfants. Avant de venir ici, j'avais peur, je pensais qu'il y aurait un autre tremblement de terre. »

 

Des milliers de latrines

 

Pendant que tous ceux qui ont été touchés par le tremblement de terre tentent de reconstruire leurs vies, l'Unicef et ses partenaires font tout ce qu'ils peuvent pour s'assurer que chacun puisse vivre une vie aussi normale que possible. En fournissant de l'eau potable et des latrines, les travailleurs humanitaires veulent garantir que les rescapés du séisme pourront aussi survivre à ses répercussions.

L’Unicef et ses partenaires ont déjà installé plus de 2 600 latrines et des milliers d’autres doivent encore voir le jour dans les prochaines semaines et les prochains mois. Celles déjà mises en fonctionnement servent à plus de 130 000 personnes. Au 21 février, plus de 1,3 million de personnes recevaient 5 litres d’eau potable par jour. Plus de 6 500 m3 d’eau potable ont déjà été distribués. La  mobilisation continue.

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