UNICEF préoccupé par le sort des enfants privés de protection parentale en raison de la COVID-19

Publié le 19 juillet 2021

Déclaration d’Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF, au sujet des enfants privés de protection parentale en raison de la COVID-19

NEW YORK, le 19 juillet 2021 – « Alors que le nombre de victimes de la COVID-19 dans le monde a franchi la barre des 4 millions en début de mois, UNICEF s’inquiète de plus en plus du sort des enfants privés d’un ou de leurs deux parents.

Comme dans toute crise sanitaire ou pandémie, les enfants les plus vulnérables courent un risque encore plus élevé de se retrouver sans protection parentale à la suite d’un décès, d’une maladie grave ou de difficultés financières, et donc d’être placés dans des structures d’accueil inadaptées.

Bien qu’il soit trop tôt pour estimer le nombre d’enfants orphelins ou abandonnés du fait de la pandémie, le pic de mortalité dans certains pays signifie que de nombreux enfants déjà exposés aux répercussions de la COVID-19 sont confrontés à un stress émotionnel supplémentaire et à des inquiétudes concernant leur protection.

Des structures d'accueil inadaptées

Les dégâts à court et à long terme provoqués par la séparation des familles et le placement dans des structures d’accueil inadaptées, notamment des institutions, sont bien documentés. Ces établissements se caractérisent souvent par des conditions de vie intrinsèquement délétères. Les enfants risquent d’y faire l’expérience de la cohabitation forcée et d’une organisation horaire rigide, inadaptée à leurs besoins individuels. Ils y sont fréquemment privés de la possibilité de faire des choix conformes à leur intérêt.

La nécessité d'un soutien émotionnel

En outre, il arrive régulièrement que les enfants placés sous protection de remplacement soient isolés de leur famille et de leur entourage social. Privés de la protection de leurs parents, ils risquent de subir des souffrances physiques, psychologiques, émotionnelles et sociales, dont les séquelles se feront sentir toute leur vie. Ces enfants risquent également davantage d’être victimes de violence, d’abus, de négligence et d’exploitation.

Mettre en oeuvre la prise en charge des familles

Pour prévenir cette crise de l’enfance à court comme à long terme, il est vital que les gouvernements apportent aux familles le soutien émotionnel, pratique et financier dont elles ont besoin. En parallèle, nous devons œuvrer à la mise en place d’un cadre dans lequel les enfants privés de la protection de leurs parents peuvent être pris en charge par des membres de leur famille élargie au lieu d’être placés dans des structures d’accueil inadaptées. Cela implique notamment :

•    De veiller à ce que les familles continuent d’avoir accès à la protection et à l’assistance sociale, ainsi qu’aux soins de santé ;

•    De renforcer les services de protection de l’enfance, y compris les services sociaux, au profit des enfants vulnérables et des familles ;

•    De travailler avec des employeurs qui promeuvent des politiques favorables à la vie de famille, permettant ainsi aux parents ou aux personnes ayant des enfants à charge de s’en occuper en toutes circonstances ;

•    De maintenir les établissements scolaires et autres services à l’enfance ouverts et accessibles.
 

La COVID-19 continue de faire des ravages dans les familles et dans les communautés. Nous devons protéger le droit de chaque enfant à vivre et à grandir dans un cadre propice à son développement physique, psychologique, social et émotionnel. »