Des cordons sanitaires autour des écoles pour interpeller les candidats aux élections municipales sur la mobilité.

Publié le 21 janvier 2020

Ce mardi 21 janvier, des citoyens engagés dans la campagne Alternatives Territoriales, portée par Alternatiba, ANV-COP21 et le Réseau Action Climat, en partenariat avec UNICEF France, Greenpeace France et le Pacte pour la Transition ont réalisé des cordons sanitaires autour d’écoles situées en zones polluées. L’objectif était de donner à voir l’urgence climatique et sanitaire face à la menace que représente l’usage immodéré des transports polluants, en particulier pour les enfants, et la nécessité de développer des mobilités alternatives(1).

Paris, le 21 janvier 2019 - Ainsi, à Grenoble et à Lyon un espace sans voiture a été installé permettant de créer une zone de récréation pour les enfants. A Paris, 120 activistes ont proposé des activités dans le but de sensibiliser petits et grands à l’importance d’une mobilité douce et non-polluante dans la ville, pendant que les militants et bénévoles brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire des messages de sensibilisation comme “3 enfants sur 4 respirent un air malsain en France”. Une action réussie grâce à une coalition entre différents acteurs : les citoyens d’Alternatives Territoriales et du Pacte pour la Transition étaient aux côtés des groupes de Greenpeace engagés dans une campagne contre la pollution de l’air ; cette mobilisation était soutenue par UNICEF France, mobilisé pour défendre le droit des enfants à respirer un air sain. A leurs côtés, parents, enfants, médecins, professeurs et usagers étaient présents.

Néfaste pour la santé, la pollution de l’air est en effet responsable d’une réduction de l’espérance de vie de 1,6 ans en France(2). “Alors que les transports représentent la première source d’émission de gaz à effet de serre en France, et creusent les inégalités sociales étant la second poste de dépense des ménages, les candidats aux élections municipales peuvent et doivent prendre des engagements concrets pour réduire la place des véhicules les plus polluants et développer les mobilités alternatives”, explique Zoé Lavocat du Réseau Action Climat.

"Les communes et intercommunalités ont les compétences nécessaires en terme d’aménagement des voies, de développement des transports en commun et des pistes cyclables, de gestion du stationnement etc. pour réduire la pollution liée aux transports mais peu se saisissent de cet enjeu, comme le montre le classement des 12 plus grandes agglomérations françaises sur les transports(3) ”, souligne Rebecca Wangler, porte-parole d’Alternatiba. Les groupes mobilisés aujourd’hui portaient notamment 4 mesures du Pacte pour la Transition répondant aux enjeux posés par les questions de mobilité, qui vise par exemple à sortir du diesel, développer les pistes cyclables, mettre en oeuvre des zones à faible émission ou piétonniser les abords d’établissements scolaires.

D’autres mobilisations auront lieu aujourd’hui et dans les prochaines semaines partout en France pour mettre la question des transports au coeur des campagnes pour les élections municipales.

(1) En effet, 3 enfants sur 4 respirent un air malsain en France selon l’OMS

(2) Source European Hearth Journal

(3) Publié le 11 décembre par UNICEF France, Greenpeace France et le Réseau Action Climat.

 

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