Des millions de Pakistanais toujours dans le besoin

Publié le 02 septembre 2009 | Modifié le 31 août 2015

Au Pakistan, 800 000 déplacés par les combats ont enfin regagné leurs districts du nord ouest. Ils ont besoin de soins, d’eau et de vivres. Tout comme les familles qui vivent toujours dans les camps et communautés d’accueil.

Plus de 800 000 hommes, femmes et enfants ont déjà regagné leurs montagnes au nord ouest du Pakistan. Après plusieurs mois passés dans des camps ou des communautés d’accueil, certains retrouvent leurs maisons, leurs écoles, leurs commerces détruits par les combats. Les affrontements entre forces gouvernementales et Talibans ont laissé des traces. Impacts de balles dans les murs, bâtiments écroulés.

Dans le district de Swat, les personnes qui reviennent, comme celles qui étaient restées dans leurs maisons pendant les longs mois de combats, ont aujourd’hui besoin de soins. « Le nombre de patients va certainement encore augmenter avec le retour des déplacés, explique le docteur Noor Afridi, à l’hôpital central de Mingora. Ces deux années de conflits ininterrompus ont eu un impact grave sur la santé et l’état nutritionnel des familles, surtout chez les femmes et les jeunes enfants. »
Alors que la paix revient tout doucement dans le district de Swat, les familles ont besoin de soutien. Il faut notamment leur apporter des soins, des vivres et réparer le système d’acheminement d’eau potable, détruit par les combats.

Encore 1,5 million de déplacés

Si les retours des déplacés continuent, la majorité des familles n’a pourtant pas encore regagné le nord ouest du pays. Toutes les zones ne sont pas sûres encore. La majeure partie des déplacés est donc toujours bloquée dans les camps ou les communautés. Vivant dans des conditions précaires depuis plusieurs mois, ces familles souffrent toujours de la chaleur, malgré les efforts du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) pour rendre les campements supportables pour ces personnes vulnérables. Ils sont ainsi près de 1,5 million d’individus à n’avoir pas revu leur domicile, leur village depuis leur fuite. Ces populations ont également besoin d’eau potable, de vivres et de soins.

82 000 déplacés ont déjà bénéficié de soins de santé essentiels dans les camps grâce à l’Unicef. Et la dernière campagne de vaccination contre la rougeole a permis d’immuniser plus de 300 000 enfants dans les plaines pakistanaises.
 

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