En Centrafrique, des milliers d’enfants menacés suite au regain de violence

Publié le 02 avril 2014 | Modifié le 31 mars 2016

Nouvelle vague de combats et regain de violence, des milliers d’enfants sont pris au piège en République centrafricaine. L’aide humanitaire est entravée tandis que le bilan humain s’alourdit.

Les atrocités et les violences envers les enfants centrafricains ne connaissent pas de répit. Les journées de violence se suivent, et les nuits d’horreur s’enchaînent. Ce fut le cas récemment lors d’une attaque de nuit qui a tué 3 enfants à Bangui. Un dramatique bilan humain auquel s’ajoutent 8 enfants blessés par des tirs et des grenades quelques jours auparavant.
 
Dans le pays, et particulièrement dans la capitale à Bangui, la nouvelle vague de combats porte le degré d’insécurité et de violence à un niveau insupportable pour des milliers d’enfants, chrétiens et musulmans, les deux communautés confondues. Ces enfants et leurs familles sont en danger permanent !

L’entrave à l’aide humanitaire : une menace supplémentaire

« Les civils enclavés sont en état de siège et à la merci des attaques quotidiennes » rapporte Manuel Fontaine, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique occidentale et centrale. Ces attaques quotidiennes rajoutent un niveau supplémentaire de complication dans le travail des humanitaires : l’entrave à l’aide et à l’assistance. « Le manque de sécurité continue d’entraver les efforts des organisations humanitaires comme l’UNICEF à fournir une assistance et une protection vitale pour les enfants et les personnes les plus vulnérables dans le pays », s’inquiète Manuel Fontaine.
 
Conséquence dramatique de cette augmentation de l’insécurité : l’UNICEF et ses partenaires ont été contraints de suspendre leur approvisionnement d’urgence en eau potable pour près de 2 600 personnes déplacées, bloquées et prises au piège dans le quartier PK12 à Bangui en proie à de violents combats.

Néanmoins le samedi 29 mars après une accalmie, l’UNICEF a pu approvisionner en eau potable les familles du quartier PK12. Depuis, les conditions de sécurité fragilisent et remettent en cause de nouveau l’accès de l’aide humanitaire.

Des scènes de violence quotidiennes

Restriction de l’accès humanitaire, peur décuplée des populations, atrocité accrue envers les enfants, menaces sur les perspectives d’un retour à la paix… Le regain de violence est catastrophique sur tous les plans.
Le nombre de déplacés dans la capitale a augmenté, passant de 177 000 à 200 000 personnes environ. Le pays en compte plus de 700 000 au total.
 
Les scènes de violence sont quotidiennes en Centrafrique, et se multiplient tragiquement depuis la semaine dernière. Exemple de cette horreur du conflit : une scène d’enterrement à Bangui, racontée par des témoins, durant laquelle des proches du défunt se recueillaient lorsque soudain une grenade leur fut envoyée en plein milieu du rassemblement. Cet acte gratuit de violence a provoqué la mort de nombreuses personnes.
 
La situation sécuritaire en Centrafrique est alarmante et dramatique. L’UNICEF exhorte toutes les parties du conflit à faciliter rapidement un accès complet, sûr et sans entrave humanitaire aux enfants dans le besoin et pour assurer la protection des civils. Ils sont environ 2,3 millions d’enfants centrafricains pris au piège et en danger pour leur vie !
 
Aidez les enfants de Centrafrique à retrouver leur enfance, en soutenant nos interventions d’urgence sur le terrain par vos dons.
 
Merci pour votre soutien !
 
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