En Irak, les enfants de Mossoul, blessés et traumatisés, ont besoin d’aide et de protection de toute urgence

Publié le 07 août 2017 | Modifié le 07 août 2017

Malgré les conflits et les bombardements, les équipes de l’UNICEF bravent le danger pour venir en aide coûte que coûte aux enfants les plus démunis. Hamida Ramadhani est la représentante-adjointe de l’UNICEF en Irak, elle est un témoin de premier plan du drame des enfants de Mossoul, mais aussi de l’intervention de l’UNICEF. Voici son récit pour vous.

Témoignage exceptionnel d’Hamida Ramadhani, représentante-adjointe de l’UNICEF en Irak
 
« Bien que la bataille de Mossoul touche à sa fin, les profondes blessures physiques et mentales des enfants demanderont encore beaucoup de temps pour être soignées. Quelque 650 000 garçons et filles ont vécu le cauchemar de la violence à Mossoul. Ces trois dernières années, ils ont payé le prix fort et enduré les pires horreurs.
 
Des enfants continuent de souffrir dans les poches de violence qui persistent dans la vieille ville de Mossoul Ouest. Un docteur nous a expliqué que des bébés d’à peine une semaine, des enfants et des mamans sortaient des ruines blessés et couverts de poussière ou de terre. Un grand nombre d’entre eux souffrent de malnutrition. C’est le résultat de dix mois de survie au cœur d’intenses combats.
 
Au cours des trois derniers jours, l’UNICEF et ses partenaires ont constaté un accroissement du nombre d’enfants extrêmement vulnérables arrivant seuls dans les services de santé et les centres de regroupement. On nous apporte même des bébés trouvés seuls dans les gravats.
 
Les enfants non-accompagnés qui parviennent dans ces centres sont immédiatement confiés à l’UNICEF et aux autres organisations humanitaires qui leur apportent leur soutien et tentent de les réunifier avec leur famille, dans la mesure du possible.
 
Les besoins et l’avenir de ces enfants doivent rester une priorité absolue au cours des semaines et des prochains mois. L’UNICEF réitère son appel à toutes les parties au conflit en Irak : traitez les enfants comme des enfants, où qu’ils soient nés, quelle que soit leur origine ou leur famille. Aujourd’hui est venu le temps de récupérer, de les aider à surmonter leurs traumatismes et à retrouver leur famille, de leur rendre un peu de leur enfance perdue. »

Les actions de l’UNICEF à Mossoul

L’école Farahedee a été remise en état par l’UNICEF. Elle accueille des garçons et des filles, dont Sidra, que l’on voit ici se laver les mains aux installations sanitaires rénovées. Aujourd’hui, 1.500 élèves fréquentent cette école. Ils y suivent leurs cours et des séances de prévention sur le danger représenté par les mines.
 
Avant le conflit, la population de Mossoul était estimée à 1,2 million de personnes, essentiellement établies dans l’Ouest de la ville. L’UNICEF estime que la moitié d’entre elles étaient des enfants.
Lorsque le conflit sera définitivement terminé, ces enfants rentreront chez eux et devront reprendre le cours de leur scolarité. Certains n’ont plus fréquenté d’école depuis trois ans. C’est une génération qui risque d’être perdue.
 
Le travail est encore long pour porter assistance à tous les enfants de Mossoul qui ont besoin de notre aide.
 
D’ores et déjà, nous avons réalisé de nombreuses avancées pour ces enfants, dont les suivantes :
  • L’UNICEF et ses partenaires ont déjà réuni 1 333 enfants de Mossoul non-accompagnés ou isolés avec leur famille. L’UNICEF distribue également des compléments nutritionnels d’urgence et des kits d’aide d’urgence. Il met à jour la vaccination des enfants.
  • Chaque jour, un demi-million de personnes reçoivent de l’eau distribuée par l’UNICEF. Cela inclut 5,2 millions de litres d’eau par jour pour les familles déplacées et 3,3 millions aux alentours de Mossoul Est et Ouest.
  • L’UNICEF a déjà soutenu la réouverture de 470 écoles dans Mossoul Est et Ouest. 364 500 enfants ont ainsi pu être rescolarisés.
 
Tout cela a été possible grâce à votre soutien et vos dons.
Continuez à nous soutenir pour que l’UNICEF puisse aider toujours plus d’enfants à Mossoul.
Merci

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Qu'est-ce qui manque le plus aux enfants qui ont quitté Mossoul ?