Irak : l'UNICEF déterminé à remplir sa mission

Publié le 23 août 2004 | Modifié le 31 août 2015

Un an après la mort tragique du personnel de l’ONU, dont un fonctionnaire de l’UNICEF, lors du bombardement du siège de l’Organisation à Bagdad, l’UNICEF s’est déclaré aujourd’hui déterminé à remplir sa mission humanitaire en Irak.

M. Christopher Klein-Beekman, 31 ans, a perdu la vie lorsqu’une explosion a ravagé le bureau principal de l’ONU à Bagdad. M. Klein-Beekman, ressortissant du Canada, était Directeur du Bureau de l’UNICEF au moment de sa mort.

 « Nous n’oublierons jamais l’énergie, la motivation et l’engagement de Chris au service des enfants irakiens », a déclaré la Directrice générale de l’UNICEF Carol Bellamy. « Les événements qui ont eu lieu depuis cette tragédie n’ont fait que renforcer notre détermination à répondre aux besoins des enfants en Irak – maintenant plus que jamais. »

 Près de la moitié de la population irakienne a moins de 18 ans. Même avant que le conflit n’éclate, beaucoup d’enfants étaient vulnérables à la maladie, à la malnutrition et à l’exploitation. Et l’Irak enregistre l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés au monde : 1 enfant irakien sur 8 meurt avant son cinquième anniversaire. Les problèmes de sécurité exacerbent une situation déjà difficile pour les enfants en Irak. Depuis le début du conflit, des centaines de jeunes ont été tués et des milliers d’autres blessés. Les écoles sont parfois fermées et les parents gardent les enfants à la maison de crainte qu’ils ne soient blessés ou enlevés sur le chemin de l’école.

Mais malgré la peur d’être attaqués ou enlevés, de nombreux enfants continuent d’aller en classe, escortés par leurs parents ou d’autres membres de leur famille qui essaient d’assurer leur sécurité. À Falloujah, lorsque des écoles ont été bombardées, des accords ont rapidement été trouvés pour que les enfants puissent passer leurs examens dans d’autres établissements scolaires.

Mais la violence en Irak est une réalité quotidienne – dans tout le pays. En avril dernier, plus d’une centaine d’enfants ont perdu la vie à Falloujah et à Bassora en raison des hostilités – certains sur le chemin de l’école. Les enfants sont souvent tués ou mutilés par des mines terrestres et des munitions non explosées car ils sont « attirés » par leurs couleurs ou leurs motifs inhabituels.

« Les enfants d’Irak ont assez souffert », a déclaré Mme Bellamy. « Ils ont connu trois guerres, douze ans de sanctions et ils vivent dans une situation extrêmement difficile – souvent dans la peur de la violence. »

Malgré les problèmes de sécurité, le personnel national de l’UNICEF travaille sans relâche pour répondre aux besoins des enfants irakiens. En collaboration avec les pouvoirs publics, l’UNICEF a vacciné des milliers d’enfants, fourni du matériel pédagogique dans les écoles primaires, réparé les systèmes de distribution d’eau et d’égouts, envoyé des camions citernes dans plusieurs communautés irakiennes, offert des fournitures essentielles à des centres de loisirs basés sur les communautés et distribué des brochures aux résidents de Falloujah pour les alerter au danger des munitions non explosées.

L’UNICEF maintient une présence permanente en Irak depuis 1983. L’UNICEF s’efforce d’améliorer la vie des enfants et des femmes en Irak depuis 1952.

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