Jacques Hintzy : De retour de mission au Lesotho

Publié le 23 octobre 2005 | Modifié le 31 mars 2016

De retour de mission au Lesotho, Jacques Hintzy, Président de l'UNICEF France, évoque la situation de ce pays où un tiers de la population est touché par le virus.

De retour de mission au Lesotho, quel est votre bilan?
La situation du Lesotho est catastrophique car un tiers de la population est touché par le virus. Ni les habitants ni le gouvernement n’a pris la mesure de la catastrophe. Les habitants ne savent pas comment traiter la maladie. Ils n’ont pas accès aux traitements pédiatriques et peu de structures existent pour la prise charge des orphelins. Il y a donc un immense travail à faire pour arrêter l’épidémie et sauver un maximum d’enfants.

Dans ce contexte, quel est le rôle de l’UNICEF ?
L’UNICEF a une responsabilité technique et un rôle de financement. Il faut notamment financer les médicaments ou encore les Organisations non gouvernementales (ONG) qui, par exemple, s’occupent des orphelins du sida. Il faut aussi mobiliser la population pour qu’elle sache ce qu’est le virus, comment il s’attrape et quels sont les comportements à risques. La population doit aussi accepter de se faire tester et de suivre correctement les traitements.

Quels sont les axes de la campagne lancée par l’UNICEF ?
La campagne est un appel à une mobilisation générale, d’où son slogan « Unissons-nous pour les enfants contre le sida ». L’objectif est d’améliorer la prévention, de généraliser les traitements pour prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant, de traiter les enfants qui vivent avec le sida, d’aider les communautés à prendre en charge les orphelins et les enfants vulnérables.

Dans l’immédiat, quel est l’objectif de l’UNICEF ?
Il faut dans l’immédiat trouver des financements. Les gouvernements des pays en voie de développement n’ont pas les moyens d’assumer les coûts liés à la mise en œuvre des objectifs de la campagne. Ils ont besoin de l’aide des organismes internationaux, dont l’UNICEF, lequel est financé par les contributions volontaires et les gouvernements.

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