« J'ai vraiment cru que mon enfant n'en sortirait pas vivant »

Publié le 10 mai 2012 | Modifié le 31 mars 2016

Oumarou, 2 ans ½, souffrait de malnutrition aigue sévère avec complications médicales. Après 4 semaines d’hospitalisation dans un Centre de Récupération Nutritionnelle Intensive du sud-est du Niger, soutenu par l’Unicef, il est à nouveau sur pied et a pu rentrer chez lui où il continue son traitement, entouré de sa famille…

 

 

Quand nous avons rencontré Oumarou pour la première fois, il venait tout juste d’arriver à l’hôpital d’Aguié, au sud-est du Niger. Sa mère, Barira, inquiète qu’il ait la diarrhée et que ses chevilles et ses pieds soient enflés, l’avait amené au centre de santé à côté de son village, qui l’a ensuite redirigé vers l’hôpital.

Après un examen clinique et quelques tests, le diagnostic est confirmé : Oumarou, qui pèse 7,2kg au lieu des 8,8kg qu’il devrait faire pour sa taille, souffre de malnutrition aiguë sévère, avec complications médicales – anémie, oedèmes, paludisme, diarrhées, infections respiratoires… Pas de temps à perdre : le petit garçon doit bénéficier de soins intensifs, il est immédiatement pris en charge par le Centre de récupération nutritionnelle intensive.

 

4 semaines pour sauver Oumarou

 

Semaine 1 : Les quatre premiers jours, Oumarou reçoit du « Formula 75 », le lait thérapeutique que l’on donne au tout début du traitement. Alimenté selon un emploi du temps strict, il reçoit également du zinc, des antibiotiques, des médicaments contre le paludisme… pour soigner les complications médicales. A la fin de la semaine, Oumarou commence à se stabiliser : les œdèmes disparaissent et le petit garçon est presque guéri du paludisme. Mais son poids a chuté à 6,4 kilos à cause des pertes de fluides corporels... Il est terriblement émacié et parait bien plus jeune que son âge dans les bras de sa maman.

Semaine 2 : Neuf jours après son admission à l’hôpital, Oumarou va mieux et peut passer à la phase 2 du traitement, à base de Formula 100, un autre lait thérapeutique, ainsi que d’aliments nutritionnels prêts à l’emploi. Le traitement fait effet : à la fin de la deuxième semaine, Oumarou a repris 800 grammes !

Semaines 3 et 4 : Oumarou continue de recevoir 6 doses d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi par jour, et a pris à nouveau 800 grammes. Arrivé au poids cible de 8,8kg, il peut désormais quitter l’hôpital – à condition de continuer le traitement à la maison, avec les aliments thérapeutiques prêts à l’emploi, et en effectuant un suivi au centre de santé à côté de son village.

 

 

Sa mère est aux anges de le voir en meilleure forme et proche de la guérison : « J’ai vraiment cru qu’il n’en sortirait pas vivant… Je le voyais emporté par la mort. Je n’avais pas d’espoir, mais j’ai tout tenté quand-même, j’ai fait tout ce qu’on m’a dit et maintenant il va beaucoup mieux ! »

 

 

Le combat d’une famille pour son enfant

 

Les parents d’Oumarou ont tout mis en œuvre pour que leur fils soit complètement rétabli et reste en bonne santé. Sa mère a fait 55km pour l’emmener à l’hôpital où elle est restée 4 semaines avec lui, loin de ses trois autres enfants. Le père, pendant ce temps, prenait soin du reste de la famille et est venu cinq fois voir son fils et sa femme à l’hôpital. « S’il ne nous avait pas soutenus, Oumarou ne serait sûrement plus là aujourd’hui… » confie Barira.

A l’hôpital, Barira a assisté à différentes séances d’information et de sensibilisation : alimentation adaptée aux enfants, recettes riches en nutriments, importance de l’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois, pratiques d’hygiène, utilisation de moustiquaire contre le paludisme… « Je vais mettre en pratique tout ce que j’ai appris, et suivre le traitement d’Oumara jusqu’au bout pour qu’il soit totalement hors de danger » explique Barira dans un sourire.

 

1 million d’enfants menacés du même mal…

 

On estime, au Niger, à 394 000 le nombre d’enfants menacés, comme Oumarou, par la malnutrition – 1 million d’enfants au total dans les pays du Sahel – à cause de la crise alimentaire et nutritionnelle qui affecte la régionPour pouvoir venir en aide à chacun d’entre eux comme nous avons pu le faire pour Oumarou, nous avons besoin de votre aide. Vos dons nous permettront de fournir aux centres de santé et aux hôpitaux assez de médicaments, de lait et d’aliments thérapeutiques pour prendre en charge les enfants, ainsi que de recruter du personnel supplémentaire afin de faire face au nombre croissant d’enfants malnutris aigus sévères… On compte sur vous ! Merci de votre soutien !

Votre don

50€ = 115 sachets de 450 g de lait thérapeutique en poudre.

120€ = par exemple 440 sachets de Plumpy Nut® pour sauver 4 enfants malnutris.

 

Au Niger…

394 000 enfants sont menacés par la malnutrition aiguë sévère

1 million d’enfants sont menacés au total dans 8 pays du Sahel, dont le Niger.

 

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