Jean Van de Velde : « Je suis là pour mouiller le maillot »

Publié le 15 octobre 2012 | Modifié le 28 juin 2016

De passage à Paris, l’icône du golf tricolore révèle les fondements de son engagement comme Ambassadeur de l’UNICEF. Avant une première mission sur le terrain à venir, courant 2013.

Décontracté, chaleureux et très concerné par son rôle d’Ambassadeur de l’UNICEF, l’ex-champion du golf français Jean Van de Velde, 46 ans, écoute attentivement l’équipe du comité français détailler les programmes d’aide aux enfants menés par l’UNICEF dans le monde. Avant de s’ouvrir à notre micro, entre projets et confidences. Rencontre.
 

Vous avez participé les 13 et 14 octobre  à la finale du premier Trophée UNICEF, à Deauville. De quoi s’agit-il ?

Jean Van de Velde : c’est un tournoi organisé depuis mars 2012 à l’échelle nationale avec NGF Le Club, sur 39 épreuves, ouvert aux golfeurs licenciés amateurs, et dont les droits d’engagement sont reversés à l’UNICEF. L’expérience a été très positive et il s’agit maintenant d’installer la compétition sur le long terme. Nous voulons développer le concept dès l’an prochain pour amener plus de compétiteurs, plus de clubs, plus de partenaires, et au final plus de fonds pour l’UNICEF.

 

Vous avez été nommé Ambassadeur de l’UNICEF le 6 juillet. Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager ?

Je suis père de quatre enfants. On vit, pour certains d’entre nous, dans un monde privilégié. Or, il y a dans le monde des millions d’enfants qui n’ont pas cette chance et il ne faut pas les oublier. Mon implication vient de là. J’ai aussi eu la chance, au cours de mes 25 années de carrière professionnelle, d’aller vraiment un peu partout dans le monde, de l’Amérique du Sud à l’Afrique en passant par l’Asie, l’Inde… Toutes ces expériences ne peuvent pas laisser insensible, surtout quand on se penche sur le sort de la jeunesse et des enfants.
 

Alors, c’est peut-être utopique, mais si aujourd’hui je peux apporter un petit quelque chose, à mon niveau, qui améliorerait un tant soit peu le quotidien de certains enfants, ce sera une bonne chose. En ce sens, devenir ambassadeur de l’UNICEF, c’est un grand honneur mais c’est aussi une énorme responsabilité. Je me sens comme un serviteur. Si ce n’est pas pour occuper le terrain et mouiller le maillot, ce n’est pas la peine. Je suis là pour apporter tout ce que je peux pour que les enfants en difficulté de demain ne soient pas ce qu’ils sont aujourd’hui.

Quels sont les contours de votre future première mission de terrain avec l’UNICEF ?

Prioritairement,  les fonds récoltés grâce au Trophée UNICEF permettront de financer un programme de démobilisation d’enfants soldats en cours au Sri Lanka, dont l’échéance est prévue au 31 décembre 2012. Toute mon énergie sera ensuite mobilisée sur le programme de protection de l’enfance (travail des enfants, exploitation sexuelle, éducation, etc.) lancé à Madagascar début 2013  pour une durée d’au moins trois ans. Je me rendrai sur le terrain afin de constater le travail entrepris par l’UNICEF auprès des enfants, sensibiliser les gens et médiatiser cette action. Je serai impliqué au maximum.


Quelles qualités propres au golfeur sont utiles dans un engagement auprès de l’UNICEF ?

Le golfeur, c’est quelqu’un qui a du caractère, qui va faire face, parce qu’en sport la sanction est immédiate. Il persévère énormément, il est très robuste face à l’adversité. Il peut baisser les bras, comme tout le monde, mais il va toujours rebondir. Il va communiquer beaucoup aussi, s’entourer des bonnes personnes, et ne jamais avoir peur de s’engager. Totalement.

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