Journée de la femme : refusons l'excision

Publié le 04 mars 2010 | Modifié le 04 janvier 2016

A l'occasion de la journée de la femme, le 8 mars, l'UNICEF rappelle que chaque année, trois millions de filles dans le monde sont victimes de mutilations génitales.

Les mutilations génitales féminines/excisions (MGF/E) sont surtout pratiquées sur les fillettes et les adolescentes âgées de 4 à 14 ans. Les MGF/E consistent à enlever totalement ou partiellement les organes génitaux externes pour des raisons autres que thérapeutiques : sexuelle, sociale, religieuse...

Toutes les formes d’excision sont préjudiciables à la santé des femmes : ces gestes comportent des risques immédiats (douleurs, hémorragies) qui peuvent causer un état de choc et entraîner le décès. Mais des complications peuvent aussi survenir ensuite, infections, incontinences, avec des conséquences en terme d'abandon scolaire, puis des risques à l’accouchement, pouvant entraîner la mort de la mère et de l’enfant.

Les méthodes choisies par l’Unicef pour favoriser l'abandon de cette pratique consistent dans l’ensemble en une approche non coercitive : sensibiliser les communautés aux dangers des MGF/E et encourager les déclarations publiques d’engagement des collectivités à y renoncer..

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EN CHIFFRES

  • 46% des femmes de 15-45 ans sont excisées en Afrique (98% en Somalie, 89% au Soudan, 28% au Sénégal).
  • 22% de leurs filles sont excisées.
  • On estime que 53 000 femmes adultes excisées vivent en France.

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En savoir plus : CARTE DU MONDE DE L'EXCISION

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