À Kuala Lumpur, des mères obligées de rationner leurs enfants, faute de moyens

Publié le 25 octobre 2019

Métropole d’envergure mondiale, la capitale de la Malaisie s’est développée financièrement, mais dans certains quartiers, la malnutrition demeure une réalité.

Capitale financière de la Malaisie, Kuala Lumpur est une ville cosmopolite où les gratte-ciels culminent à des centaines de mètres de hauteur. Mais à côté de cette prospérité éclatante, des mères de famille en sont réduites aux dernières extrémités pour nourrir leurs enfants décemment. Siti Fatimah (en photo), en est par exemple venue à rationner les portions de nourriture qu’elle donne à ses enfants.

Des repas de faible qualité nutritionnelle

Le prix des aliments contraint Siti Fatimah à ne prendre que les produits les moins chers, généralement des œufs, du riz et de la sauce soja. « Je ne songe même pas à ce que mes enfants fassent des repas équilibrés, confesse une autre mère. Dans certaines familles, on mange du poisson, mais je ne peux pas me le permettre, je ne peux acheter que du riz. Je sais que ce n’est pas bon pour eux, mais c’est tout ce que je peux leur donner. » Ces repas, pauvres en nutriments, ont un impact durable sur la santé de ces enfants.

En Malaisie, près de 21% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition et 11,5% sont physiquement décharnés. À côté de cela, près de 13% des enfants de plus de cinq ans sont dans une situation d’obésité. Ces chiffres, présentés dans le rapport UNICEF sur la situation des enfants dans le monde en 2019, sont particulièrement frappants dans les quartiers pauvres des zones urbaines. Dans les foyers concernés, on ne mange de la viande qu’une fois par an. Les parents ne font leurs courses qu’à crédit et le quotidien est empreint de renoncements pénibles.

Transformer les villes pour s’adapter aux enfants

À Kuala Lumpur comme dans d’autres villes, UNICEF intervient auprès des municipalités pour résoudre ce problème. L’objectif est de soutenir les municipalités pour qu’elles permettent à chaque famille de disposer de systèmes d’approvisionnement en nourriture qui prennent en compte les besoins des enfants.

En plus de sensibiliser les parents à la nécessité d’une alimentation variée, il faut aussi permettre l’installation de commerces proposant des aliments bons pour la santé jusque dans les quartiers les plus pauvres. Nous intervenons dans les écoles pour informer les enfants et nous encourageons les gouvernements à légiférer sur les campagnes de publicité pour les produits sucrés trop sucrés ou trop salés.

Pour que chaque enfant mange à sa faim et accède à des aliments de qualité, faites un don à UNICEF.

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