L’Unicef triple son appel de fonds pour le Pakistan

Publié le 25 août 2010 | Modifié le 31 août 2015

17 millions de personnes, dont 8 millions d'enfants, sont aujourd'hui touchées par les inondations. L’Unicef, qui avait d’abord lancé un appel de fonds de 36 millions d’euros, triple sa demande au vu des besoins des sinistrés : près de 111 millions d'euros. Interview sonore avec le Directeur régional de l'Unicef pour l'Asie du Sud, Daniel Toole, qui s’est rendu sur place, au Pakistan.

 

 Daniel Toole, directeur régional de la région Asie du Sud, s'est rendu pendant une semaine au Pakistan dans les zones touchées par les inondations.

 

Quelles sont les conditions de vie actuelles des Pakistanais dans les zones inondées ?

« La situation est épouvantable pour les enfants, il fait 45°C et les sources d’eau potables sont contaminées par des carcasses d’animaux et toutes sortes de microbes. »

En quoi la situation aujourd’hui au Pakistan est une situation d’ « urgence » ?

« On a besoin de fonds pour agir plus vite, sinon, les enfants qui ont été sauvés de la montée des eaux vont mourir de diarrhée, du paludisme ou du choléra ! »

 

Que fait l’Unicef pour tenter d’empêcher la propagation de ces maladies et fournir les sinistrés en eau potable ?

« On fournit déjà 1,8 million de personnes en eau potable, on creuse des latrines dans les camps, mais c’est minime par rapport aux 20 millions de gens qui ont besoin d’aide ! »

 

Vous vous êtes rendu auprès des sinistrés, que retenez-vous de vos rencontres ?

« J’ai notamment parlé, dans un camp de déplacés, avec une mère de cinq enfants, tous avaient la diarrhée, elle aussi était malade, ils n’avaient rien, même pas une marmite, rien d’autres que les habits qu’ils portaient ! »

 

Pourquoi, selon vous, la communauté internationale prend-elle conscience si tardivement de l’ampleur de la catastrophe ?

« L’ampleur de cette urgence est inimaginable pour qui que ce soit, il y a des endroits où le fleuve de 2km de large en fait aujourd’hui 30 ou 35 ! J’ai vu des gens, sur leur toit de leur maison, faire signe à un hélicoptère pour qu’ils viennent les évacuer. »

 

A-t-on aujourd’hui les fonds nécessaires pour répondre aux besoins des sinistrés ?

« Nous ne pouvons pas dépenser des ‘’promesses’’ de don, nous ne pouvons pas acheter des équipements sanitaires, des médicaments, avec des promesses ! »

 

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