La mortalité due à la rougeole baisse de 40% en 5 ans dans le monde

Publié le 08 mars 2005 | Modifié le 24 décembre 2015

Depuis 1999, on a enregistré une réduction considérable - de 39 % environ - du nombre d'enfants mourant de la rougeole dans le monde. L'Afrique, la région dans laquelle le taux de décès dus à la rougeole est le plus élevé, a connu également la plus forte amélioration, avec des chiffres en baisse de près de 50 pour cent.

L'UNICEF et l'Organisation mondiale de la Santé ont annoncé que les pays que les pays sont dans les temps pour réduire de moitié d'ici la fin de l'année le nombre des décès imputables à la rougeole. Plus de 130 millions d'enfants naissent chaque année. Des millions d'entre eux sont encore menacés par la rougeole - en particulier ceux qui naissent dans les pays en développement.

La stratégie d'éradication de cette maladie prévoit la vaccination contre la rougeole de 90 pour cent de la totalité des enfants. À partir de l'expérience acquise dans la lutte contre d'autres maladies, à savoir la polio et le tétanos néonatal, une méthode a été développée afin d'atteindre des enfants pour qui l'accès à un centre médical reste difficile. Tous les trois ou quatre ans, les enfants se voient offrir une seconde chance d'être immunisés grâce à des vaccinations supplémentaires.

François Gasse, responsable à l'UNICEF de la vaccination, affirme que l'on peut attribuer la réduction de la mortalité due à la rougeole à plusieurs facteurs : une volonté durable des gouvernements, des partenariats solides permettant de bénéficier de ressources et d'une aide technique, et une mise en oeuvre efficace et pérenne sur le terrain.

« Dans de nombreux endroits où les familles vivaient autrefois dans la crainte de voir leurs enfants mourir de la rougeole, ceux-ci sont désormais protégés par un vaccin efficace et peu coûteux, explique Carol Bellamy, Directrice générale de l'UNICEF. Quelle meilleure preuve de l'utilité d'investir dans la vaccination peut-on apporter ? ».
 
« On peut tirer de ce succès des enseignements majeurs » déclare François Gasse. « Les centres de soins ne seront pas accessibles à tous dans chaque pays. Certains pays disposent de peu de ressources et de mauvaises infrastructures, mais malgré cela, il est possible de toucher les enfants. Et cela, c'est la principale leçon à tirer. Si nous disposons un jour d'un vaccin contre le VIH, nous avons les moyens, la stratégie et les compétences permettant d'assurer la couverture vaccinale de la population entière ».

François Gasse souligne également que malgré des taux de mortalité très encourageants, il est essentiel que les pays continuent à se soucier de l'avenir et maintiennent une stratégie de campagnes de vaccination ponctuelles et ciblées tous les quatre ou cinq ans. Ce n'est qu'ainsi que les statistiques continueront à baisser. Des millions d'enfants continuent d'être exposés au risque de contracter la rougeole. Les enfants malnutris et non vaccinés de moins de cinq ans, notamment les nourrissons, courent un risque élevé de contracter la rougeole qui est alors plus fréquemment mortelle. On observe l'immense majorité des décès imputables à cette maladie dans les pays à faible revenu.

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