La mortalité infantile a baissé d’un tiers depuis 1990

Publié le 17 septembre 2010 | Modifié le 19 janvier 2016

Selon les estimations des Nations unies, le nombre total de décès des moins de 5 ans, dans le monde, a diminué globalement de 1990 à 2009 passant de 12,4 millions par an à 8,1 millions.

La mortalité des moins de 5 ans a baissé d’un tiers en une vingtaine d’années. En 1990, on comptait 89 décès pour 1000 naissances vivantes, alors qu’en 2009, ce chiffre est passé  à 60 pour 1000. La bonne nouvelle c’est que chaque jour 12 000 décès d’enfants sont évités dans le monde par rapport à 1990.

Cependant, la tragédie des décès évitables d’enfants continue. Quelque 22 000 enfants de moins de 5 ans meurent encore chaque jour et 70% de ces décès ont lieu pendant leur première année de vie.

On constate que la mortalité des moins de 5 ans est de plus en plus concentrée dans quelques pays. Environ la moitié des décès des moins de 5 ans dans le monde a eu lieu dans seulement 5 pays en 2009 : l’Inde, le Nigéria, la République démocratique du Congo, le Pakistan et la Chine.

L’Afrique subsaharienne reste la région la plus fragile

Les taux de mortalité infantile les plus élevés sont toujours en Afrique subsaharienne où 1 enfant sur 8 décède avant son cinquième anniversaire – près de 20 fois la moyenne des régions développées (1 sur 167). L’Asie du sud détient le second taux le plus haut, avec environ 1 enfant sur 14 qui meurt avant l’âge de cinq ans.

Bien que la mortalité infantile des moins de 5 ans ait baissé plus rapidement pour la période 2000-2009 que pour la décennie précédente, les décès des moins de 5 ans ne diminuent pas assez rapidement – surtout en Afrique subsaharienne, en Asie du sud et en Océanie – pour atteindre l’OMD n°4 [Objectif du Millénaire pour le Développement], sur la réduction de la mortalité infantile. Au final, cela correspond à une baisse de deux tiers entre 1990 et 2015.

Ces nouvelles estimations figurent dans le rapport 2010 Levels & Trends in Child Mortality (en version anglaise), publié par le Groupe inter-agences des Nations unies pour l’estimation de la mortalité infantile (IGME), et dans un commentaire spécial de la revue The Lancet.

Soutenir nos actions