L'avenir de 370 millions d'enfants, privés de repas, menacé par la fermeture des écoles

Publié le 28 avril 2020

Alors que la crise du COVID-19 augmente le niveau de la faim parmi les pauvres du monde, le Programme alimentaire mondial et UNICEF demandent instamment aux gouvernements nationaux d'éviter les conséquences dévastatrices sur la nutrition et la santé des 370 millions d'enfants qui sont privés des repas pris à l'école en raison de leurs fermetures.

New York/Paris/Rome, le 29 avril 2020 - « Pour des millions d'enfants dans le monde, le repas qu'ils prennent à l'école est le seul qu'ils reçoivent dans une journée. Sans lui, ils souffrent de la faim, risquent de tomber malades, d'abandonner l'école et de perdre leurs meilleures chances d'échapper à la pauvreté. Nous devons agir maintenant pour éviter que la pandémie sanitaire ne devienne une catastrophe de la faim », a déclaré le directeur exécutif du PAM, David Beasley.

Les repas scolaires sont particulièrement importants pour les filles. Dans de nombreux pays pauvres, la promesse d'un repas peut suffire à inciter des parents en difficulté à envoyer leur fille à l'école, pour lui permettre d'échapper aux lourdes tâches domestiques ou à un mariage précoce.

« L'école est bien plus qu'un lieu d'apprentissage. Pour beaucoup d'enfants, elle est une bouée de sauvetage pour accéder à la sécurité, aux services de santé et à la nutrition. Si nous n'agissons pas maintenant - en développant les services vitaux pour les enfants les plus vulnérables - les retombées dévastatrices du COVID-19 se feront sentir pendant des décennies », a déclaré Henrietta Fore, directrice générale d'UNICEF.

Parallèlement aux programmes de repas scolaires, les enfants des pays pauvres bénéficient souvent de services de santé - tels que les vaccinations - dispensés dans leurs écoles.

Aider le retour à l'école

En réponse à un récent rapport du Secrétaire général des Nations unies, qui a mis en évidence le nombre d'enfants qui ne bénéficient pas de repas scolaires, le PAM et UNICEF travaillent avec les gouvernements pour soutenir les enfants qui ne sont pas scolarisés pendant la crise. Dans 68 pays, les gouvernements et le PAM fournissent aux enfants des rations à emporter chez eux, des bons ou des transferts d'argent liquide comme alternative aux repas scolaires.

Dans le cadre de ce partenariat, le PAM et UNICEF aideront les gouvernements dans les mois à venir à faire en sorte que, lorsque les écoles rouvriront, les enfants de retour à l'école bénéficient de repas scolaires et de programmes de santé. Cela incitera également les parents à renvoyer leurs enfants à l'école. Les agences travaillent également ensemble pour suivre les enfants qui ont besoin de repas scolaires grâce à une carte des besoins en ligne.

Pour soutenir ce travail - qui se concentrera dans un premier temps sur 30 pays à faible revenu ou fragiles afin de venir en aide à 10 millions d'enfants -, UNICEF et le PAM lancent un appel de 600 millions de dollars. Leur travail sera étroitement lié à celui de la Coalition mondiale pour l'éducation, dirigée par l'UNESCO, une initiative mondiale visant à garantir que les enfants continuent d'apprendre malgré les perturbations causées par COVID-19.

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