Les agences de l'ONU demandent la libération immédiate d'un enfant palestinien gravement malade détenu en Israël

Publié le 20 janvier 2022

Déclaration conjointe de l'UNICEF, de l'UNRWA et du HCDH

Amman/Jerusalem/Ramallah, le 20 janvier 2022 - « Le gouvernement d'Israël a prolongé la détention d'Amal Nakhleh jusqu'au 18 mai 2022 sans inculpation ni procès. Amal, âgé de 17 ans lors de son arrestation, est en détention administrative depuis plus d'un an.

Ni Amal, ni ses avocats, ni sa famille n'ont été informés des raisons de son arrestation et de sa détention. Amal souffre d'une grave maladie auto-immune qui nécessite un traitement et un suivi médical continu.

Nous demandons la libération immédiate et inconditionnelle d'Amal, conformément au droit international relatif aux droits humains.

La détention des enfants est un dernier recours

Selon la Convention relative aux droits de l'enfant, dont Israël est signataire : "La détention des enfants est un dernier recours..... Tout enfant privé de liberté a le droit d'avoir rapidement accès à l'assistance juridique et à toute autre assistance appropriée, ainsi que le droit de contester la légalité de sa privation de liberté devant un tribunal ou une autre autorité compétente, indépendante et impartiale, et d'obtenir une décision rapide sur toute action de cette nature."

Le cas d'Amal est l'un des cas les plus prolongés où un enfant palestinien a été détenu sans inculpation ni procès. Il ne s'agit toutefois pas d'un cas isolé. Actuellement, au moins trois autres Palestiniens sont en détention administrative alors qu'ils étaient âgés de moins de 18 ans lors de leur première arrestation.

Nous faisons écho aux appels du Secrétaire général de l'ONU qui, dans son Rapport sur les enfants et les conflits armés, exhorte chaque année depuis 2015 Israël à mettre fin à la détention administrative des enfants. Cette pratique prive les enfants de leur liberté et doit immédiatement prendre fin. »