L'Unicef France lance un appel d'urgence pour venir en aide aux victimes du cyclone

Publié le 06 décembre 2007 | Modifié le 31 août 2015

Le pays a été frappé de plein fouet par le cyclone Sidr le 15 novembre. L'Unicef France, qui s'était mobilisé lors des inondations de cet été, lance un appel pour secourir les victimes de cette nouvelle catastrophe, la pire de la décennie.

De la nourriture, de l’eau potable, des abris... Huit millions et demi de personnes sont sinistrées, suite à la catastrophe qui a frappé le sud-ouest du Bangladesh le 15 novembre. Il y a 3300 morts. Après les inondations de cet été, le pays doit faire face à la crise la plus importante de la décennie.

Presque tout le quart sud-ouest du pays a été frappé. Il y a 8,5 millions de sinistrés et près de 3300 morts. Les routes coupées, les coupures d’électricité et le manque de communication ont empêché de mesurer immédiatement l’ampleur de la catastrophe après le passage du cyclone Sidr jeudi 15 novembre.

Zafrin Chowdhury, de l’Unicef Bangladesh, résume ce dont les gens ont le plus besoin : « De la nourriture, de l’eau potable, des abris ».

Une succession de catastrophes naturelles

Louis-Georges Arsenault, le représentant de l’Unicef au Bangladesh, souligne : « Le pays a dû endurer des catastrophes naturelles répétées cette année, les gens sont capables de résilience mais l’année a été dure pour eux. Beaucoup d’enfants se trouvent en situation difficile, sans nourriture, ni abris ou sécurité. Ils ont perdu leurs parents ou en ont été séparés. L’Unicef est sur le terrain pour secourir la population et l'aider à reprendre une vie normale. J’appelle la communauté internationale à placer le Bangladesh dans ses priorités, car les réhabilitations suite aux dégâts causés par le cyclone vont réclamer le maximum de soutien possible ».

L’Unicef s’efforce d’approvisionner les familles sinistrées en secours de première urgence, pastilles de purification pour l’eau, jerricans, réservoirs pour stocker l’eau potable, abris. Avant même le passage du cyclone, l’Unicef fournissait déjà de l’aide, notamment des biscuits énergétiques BP5 destinés aux enfants de moins de 3 ans et aux femmes allaitantes : le Bangladesh, en effet, se relevait péniblement de terribles inondations qui l’avaient affecté pendant l’été à l’occasion d’une mousson exceptionnelle. Pour y répondre, l’Unicef France avait déjà versé en urgence pour 200 000 € de secours non alimentaires, matériel de cuisine, kits d’hygiène, bâches plastiques et structures pour servir d’abris, qui vont se montrer d’autant plus précieux à présent.

Beaucoup de pays ont été touchés par des catastrophes naturelles cette année : ceux d’Afrique, d’est en ouest, ceux des Caraïbes, et tout récemment le Mexique. Aucun n’a connu des pertes aussi importantes. « C’est la conséquence de l’extrême pauvreté du pays, explique Zafrin Chowdhury. Beaucoup de gens vivent dans des habitats précaires. Ceux qui sont établis sur les îles côtières, ceux qui vivent de la pêche, sont particulièrement exposés. Mais les pertes étaient pires lors de la catastrophe de 1991. Des efforts ont été faits pour éloigner les gens des zones les plus dangereuses, ce qui mérite d'être souligné : 3,2 millions de personnes avaient ainsi pu être évacuées avant que le cyclone ne frappe. Ce que laisse Sidr aujourd’hui, c’est un impact économique de long terme : 90 à 95% des infrastructures sont détruites ou endommagées dans les zones affectées et les cultures sont sous les eaux. Cette catastrophe, en plus du drame qu’elle représente pour les familles qui ont perdu un ou plusieurs de leurs membres, aura des conséquences sur l’avenir du pays ».

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