Malawi : l'UNICEF demande 13 millions de dollars pour lutter contre la malnutrition

Publié le 17 octobre 2005 | Modifié le 31 mars 2016

Au Malawi, les cas de malnutrition sévère augmentent de façon alarmante chez les enfants de moins de cinq ans. Cette tendance pourrait être inversée si les fonds requis étaient pourvus.

Afin de répondre aux besoins urgents et anticiper une aggravation de la crise actuelle, l’UNICEF avait lancé en septembre un appel d’urgence 2,5 millions de dollars. Cependant, compte tenu de la gravité de la crise, cet appel est aujourd’hui de 13 millions de dollars.

“Le nombre d’enfants malnutris est bien au-dessus des seuils d’urgence », a fait savoir le directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Est et australe, Per Engebak. "Une action urgente est indispensable pour sauver des vies".

Le Malawi compte actuellement quelque 46.000 enfants souffrant de malnutrition sévère et 92.000 souffrant de malnutrition pour l'instant modérée. Ces derniers pourraient souffrir de malnutrition sévère s’ils ne recevaient pas d’aide immédiate.

“En ce moment, dans de nombreux endroits, les mères nourrissent leurs enfants uniquement de manioc, aliment pauvre en nutriments”, indique M. Engebak. Ces enfants se trouvent dans une situation précaire. Nous travaillons avec le Programme alimentaire mondial (PAM) pour augmenter le nombre d’enfants bénéficiant de compléments nutritionnels.

Alors que les agences humanitaires prévoyaient que la crise soit plus aiguë durant la soudure, de décembre à mars, des signes montrent qu’elle l’est déjà dans certaines zones, en particulier dans le sud.

« Nous avons revu notre appel à la hausse. De 2.5 millions de dollars, il est passé à 13 millions. Sur cette somme, nous avons l’intention d’utiliser 9 millions pour les activités nutritionnelles, y compris pour agrandir les centres thérapeutiques, fournir des micronutriments à 500 000 enfants, femmes enceintes et femmes qui allaitent, fait savoir M. Engebak.

Le PAM élargit son intervention à sept districts du sud du pays et prévoit de distribuer, avant début novembre, du maïs, des légumes secs et de l’huile à deux millions de personnes. Ces mesures, destinées aux pauvres et aux plus vulnérables, viendront compléter les efforts du gouvernement et des autres donateurs pour faire en sorte que des stocks suffisants de maïs soient disponibles dans le pays.

L’arrivée de la saison des pluies pourrait en outre entraîner des épidémies qui affaibliraient plus encore les enfants malnutris. L’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé ont pré-positionné des sachets de réhydratation orale, des tablettes de chlorine pour la purification de l’eau et des médicaments pour traiter 1000 cas de choléra.

 

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